02/04/2015

Le BOB sur le dos, pour aller bivouaquer sur les hauteurs par Canis Lupus



Décidé à tester mon matos, j'ai pris mon simili-BOB allégé que j'ai lesté d'une vache à eau pleine de 15L de flotte (pour simuler les éléments manquants). Le sac pesait 29 kilos, mais je ne l'ai su qu'au retour (vallait mieux !). 


Le sac F1 de m**** contenait :
  • tapis de sol autogonflant Thermarest Prolite 4
  • sac de couchage synthétique Lestra modèle inconnu (appartient à mon père)
  • tarp camo DPM 3x2m de chez USMC
  • pelle pliante Glock
  • un butt pack avec du bazar : quart réchaud combustible solide, briquet, cordeau, une paire de gants de chantiers, un petit mousqueton, un gilet orange fluo pour le dimanche matin avec les chasseurs qui traînent dans le coin (pas utilisé), le-reste-je-ne-me-souviens-plus
  • un K-Way
Je portais le ceinturon avec le couteau Daubermann, ainsi qu'une gourde US, un Leatherman Surge et ma grosse pochette avec son kit de survie. La pochette et la gourde étaient placées à droite et à gauche, ça m'a tué les hanches. Aux pieds, j'avais ma grosse paire de Meindl Island, encore du poids mais très agréables.

Je me suis finalement décidé samedi dernier vers 20h00 de partir tester mon BOB dans la forêt du coin. J'ai mis une demi-heure à tout plier, charger et régler les sangles. A 21h00, je suis sorti avec ma lampe frontale équipée de son filtre rouge pour ne pas être trop voyant mais cela était inutile car la lune, même cachée par les nuages, éclairait assez mon chemin. Au bout de 100m de chemin pentu, j'ai dû m'arrêter car j'avais trop chaud, j'ai donc enlever une couche. J'avais mon bâton de marche pour m'aider mais franchement j'avançais comme une tortue !
Il y a plein de bruit la nuit, c'est fantastique, j'ai croisé de près deux blaireaux qui devaient se demander qui était ce guignol effondré sous un gros machin kaki. J'ai aussi dit bonjour à un cheval dans un près qui ne dormait point.
Le sac à dos est merdique, et c'est bien pour cela que j'en cherche un moderne et confortable : les sangles des bretelles glissent dans leur attache, on se demande à chaque minute si le sac ne va pas tomber d'un côté ou de l'autre.
J'ai emprunté un chemin de débardage pentu de chez pentu pour monter au sommet de la colline boisée, j'en ai sué des litres Very Happy
 Une fois que j'ai trouvé un bon spot à plat sous un arbre vers 22h00, j'ai tombé le sac et je me suis mis à la construction du bivouac. J'ai déplié pour la première fois le tarp USMC, à la lumière de la frontale, je n'ai pas vu le sens d'installation est j'ai eu un abri style tente canadienne de 2m de long, c'était un peu court pour le tapis de sol, je l'ai installé de travers pour éviter une hypothétique averse.
J'ai tiré une ficelle entre deux arbres (j'ai oublié mais j'aurais pu utiliser le petit mousqueton pour l'accrocher facilement d'un côté), passant dans les passants du tarp, puis j'ai enfoncé des bouts de bois dans les œillets pour fixer les côtés au sol. Ayant l'impression d'être sur une sente, j'ai mis des branches mortes aux deux entrées comme barrière visuelle pour éviter qu'un animal vienne me renifler la tronche.
 J'ai ensuite pris la précaution de faire un grand cercle de pisse autour du campement pour que les bestioles ne viennent pas m'embêter .ou à 22h40, dans le sac de couchage équipé d'un sac à viande pour plus de chaleur.
 J'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, l'effort effectué juste avant pour monter mon BOB au sommet de la colline me faisait taper le sang dans les tempes (même sensation au réveil, il faut penser à l'effort quand on se fait un plan BOB). En plus les rapaces nocturnes discutaient à tout va. M'enfin, je me suis réveillé dans la nuit pour pisser un coup, en caleçon avec les pieds dans les chaussures de rando...

Après cette nuit difficile, j'avais la tête dans le c** mais j'étais bien content de ma maigre performance. J'ai grignoté la seule nourriture que j'avais apporté, à savoir une orange, toujours fourré dans mon sac de couchage. Armé de ma pelle Glock, je suis allé me creuser un trou pour y faire mes besoins (avec le chant des oiseaux s'il vous plaît). 
Ensuite, je suis allé faire un tour pour m’apercevoir que j'étais dans un terrain de jeux pour blaireaux, avec des trous de grattage dans tous les sens. Le soleil levant m'a salué à travers les arbres. J'ai plié bagages en un quart d'heure puis j'ai essayé d'installer le tarp dans l'autre sens :



C'est bien le bon sens, avec un tunnel de 3m de long.

Ensuite, je me suis mis en tête de faire un peu de feu à l'arrache, pour voir si l'ambiance humide était vraiment un obstacle. J'ai abattu un chataîgnier mort sur pied d'une douzaine de centimètres de diamètre avec le couteau de combat (pour tester la bête), puis j'ai fait des copeaux très fin dans le bois sec en dessous de l'aubier. J'ai mis ça en dessous de feuilles plutôt sèches, puis j'y ai mis le feu avec un briquet. Ce n'est pas très violent comme feu mais avec de la persévérance et pas mal de feuilles empilées au fur et à mesure que le feu grossit, je suis arrivé à quelque chose ! 


Bon, l'exercice terminé, j'ai vidé les 15L de flotte sur le feu naissant, pour éviter tout problème avec mes hôtes les arbres (et je ne me sentais pas de redescendre avec ce poids monstre dans le dos).
Ensuite, redescente bien cool, surtout avec 15 kilos en moins ! J'ai resalué le cheval ; au pied de sa mangeoire j'ai pu photographier une salamandre noire. Back home, j'ai pesé le sac et j'ai bien rigolé...

Vive la Nature !

Distance parcourue totale : 2,2km
Dénivelé parcouru : 170m
Température minimum estimée
: 7°C

Durée du test totale : 14h
Situation géographique : Saone et Loire


 Conclusion
Le sac de couchage n'est pas vraiment assez chaud, même s'il est mastoc (il est sûrement trop vieux), en plus il est rouge sur le dessus. Le matelas auto-gonflant est bien sympa, même si sa couleur orange fluo n'est pas forcément appropriée pour un BOB. 
Le tarp est pas mal niveau camouflage, mais j'attends de voir ce qu'il donne sous la pluie. Et puis la GHB n'est pas pratique, la gourde pèse trop lourd sur la hanche ; si je l'équipe du butt pack, il me faudrait un brelage. Le Doberman casse toujours des briques, j'en suis assez content car j'ai trouvé la bonne position de travail pour la main.

Petit détail que j'ai omis de dire : je pèse 60 kilos donc le sac de 29 kilos représentait 50% de mon poids (à vide).

Canis Lupus

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