09/01/2013

Les techniques de survie

                             

  Les techniques de survie

Source wikipédia

Les techniques de survie désignent un ensemble de connaissances permettant de s'hydrater et s'alimenter, de se chauffer, de se protéger des intempéries, voire de se soigner lorsqu'on se retrouve isolé dans la nature. 


Ces techniques se fondent principalement sur l'utilisation d'objets que l'on peut trouver dans son environnement, en réduisant autant que possible l'usage d'objets manufacturés (comme le briquet, le couteau...). Cependant, certains enseignements de ces techniques sont dispensés en se basant sur le principe qu'un minimum d'outils est disponible, généralement regroupés dans un kit de survie.

Les méthodes de « survie » sont différentes selon le lieu où l'on se trouve, par exemple faire du feu avec des morceaux de bois dans le désert ou trouver un chameau dans une forêt risque d'être difficile.
Elles sont enseignées notamment aux militaires, aux personnes amenées à faire de longs séjours ou trajets seules dans des zones peu habitées (forêts, déserts...), à des personnes désirant s'isoler de la société, souhaitant se préparer à l'éventualité d'une disparition brutale de leur mode de vie, ou souhaitant pouvoir faire face à des situations de catastrophes.


Survie en milieu désertique :

Dans le désert, le problème réside dans la chaleur et le manque d'eau. Le jour est extrêmement chaud, la nuit peut être glaciale.

La déshydratation

La déshydratation constitue un des principaux risques en milieu désertique. Afin de l'éviter voici quelques recommandations :
  • à une température inférieure à 38°C, boire au moins 0,5 litre d'eau par heure ; au-delà de 38°C, un litre d'eau par heure est le minimum conseillé ;
  • boire à intervalles réguliers, cela réduit la transpiration et permet de conserver le corps à bonne température ;
  • se couvrir autant que possible afin d'éviter à la peau d'être exposée au soleil (en particulier, la tête, la nuque et les bras), éviter de remonter ses manches. Ceci permet de conserver sa transpiration. En effet, les vêtements absorbent la sueur, la conservant contre la peau, ce qui donne un effet de fraîcheur à la moindre brise ;
  • éviter de parler, conserver la bouche fermé et respirer par le nez, cela permet de réduire considérablement vos besoins en eau ;
  • éviter tout contact direct avec le sable chaud : s'asseoir sur le sac à dos par exemple.
  • si l'eau est très rare, il faut éviter de manger : la digestion consomme de l'eau.

La méthode de récupération d’eau

• Pour récupérer de l'eau, voici une méthode basée sur l'étude des insectes :

Creuser un trou circulaire peu profond, au fond duquel on dispose un récipient (verre, casserole...).

Par dessus tendre un morceau de plastique de forme carré ou ronde, plus grand que le trou. Le plastique, légèrement détendu, doit former un cône pointant vers le bas, dont la pointe doit se trouver au dessus du récipient.

Faire un trou dans la pointe du cône pour permettre à l'eau de se condenser dans la nuit sur le plastique et de couler dans le récipient.

Pour retenir les bords du plastique autour du trou, on peut simplement les recouvrir de sable ou les lester de pierres.

Poser une pierre au niveau du trou pour tendre le cône vers le bas.

L'eau contenue dans la terre et l'air du trou va venir se condenser pendant la nuit sur la surface fraîche du plastique et couler dans le récipient.

• Il est également possible de récupérer de l'eau potable à partir de l'urine, si l'on dispose de deux bouteilles vides et de ruban adhésif :

Remplir à moitié une bouteille d'urine. Ne pas trop la remplir de sorte que l'urine ne sorte pas de la bouteille si celle ci est posée ouverte horizontalement sur le sol

Coller le goulot de la bouteille vide à celui de la bouteille contenant l'urine

Poser horizontalement les bouteilles sur le sol de façon à laisser la bouteille contenant l'urine complètement exposée au soleil et recouvrir de sable la bouteille vide.

Le soleil va extraire l'eau de l'urine par évaporation. La seconde bouteille étant protégée du soleil, car recouverte de sable, sa température sera inférieure à celle de la première. L'eau évaporée dans la première bouteille va donc se déposer dans la seconde.


La subsistance en milieu sauvage :

A condition de savoir les reconnaître, on peut sélectionner des plantes et champignons comestibles comme la consoude, des glands, certaines baies et fruits, certaines feuilles. Il faut cependant avoir de bonnes connaissances en botanique, car certaines plantes ou champignons toxiques peuvent ressembler à des plantes comestibles.

En ce qui concerne la viande, il est préférable de l'obtenir par le biais de pièges.
En effet, la chasse à l'aide d'armes improvisées nécessite de l'expérience et une bonne condition physique, en outre elle se révèle très négative au point de vue du bilan énergétique dans le cas où elle est infructueuse. On peut ajouter à cela le risque de se blesser en poursuivant le gibier. La chasse doit donc être prise en compte uniquement dans une région très riche en gibier et en possession de l'expérience adéquate. Les pièges quant à eux fonctionnent seuls, jour et nuit en de multiples endroits, par tout les temps. De plus, la construction de pièges demande relativement peu d'énergie et se trouve plus à la portée du citadin moderne qui peut y employer toute son imagination et ingéniosité. Il existe de nombreux types de pièges, tous fonctionnent selon l'un ou plusieurs des mécanismes suivants: la strangulation, la chute, la suspension et le filet. Posez les pièges sur une piste de gibier (traces), de préférence là où le terrain forme un rétrécissement.

Un autre moyen de se procurer de la nourriture est l'entomophagie. La plupart des insectes sont comestibles crus, mais il est aussi possible de les griller sur des pierres chaudes, des braises ou de les bouillir pour les rendre moins répulsifs.
Retirez pattes et ailes, ainsi que les carapaces rigides avant la préparation. Les sauterelles, coléoptères, fourmis, abeilles et termites, ainsi que leurs larves sont mangeables, pour n'en citer que quelques uns. Il faut veiller à ne ramasser que les insectes et larves aux couleurs discrètes, car ceux aux couleurs vives sont presque toujours venimeux. En outre il vaut mieux éviter les espèces qui se nourrissent de charognes; elles peuvent êtres porteuses de maladies.


S’orienter :

En survie il est indispensable de savoir s'orienter de jour comme de nuit.
Attention : sauf indication, ce chapitre traite de l'hémisphère nord. Pour l'hémisphère sud, il suffit d'inverser les mots nord et sud. De même, plusieurs de ces méthodes risquent de ne pas fonctionner dans les zones intertropicales

De jour:

Où que l'on soit sur Terre, le Soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. Mais plus on s'écarte de l'équateur et plus on se trouve proche d'un solstice, plus les positions de lever et de coucher du
Soleil varient et tendent à se rapprocher.

Au-delà du cercle polaire, durant le jour polaire, le Nord correspond à l'endroit où le Soleil est le plus bas sur l'horizon. Cette observation est de moins en moins aisée à mesure que l'on se rapproche du pôle.

Si on possède une montre à aiguille réglée à l'heure solaire, il est possible de déterminer l'axe Nord-Sud. Pour cela posez votre montre à plat la petite aiguille pointant vers le soleil. L'axe Nord-Sud est défini comme étant la bissectrice de l'angle formé par la petite aiguille avec l'axe 12h-6h de votre montre. Si on tient sa montre devant soi, le Nord se trouve vers soi.

En plantant un bâton verticalement dans le sol et en marquant à plusieurs moments de la journée la position de l'ombre de celui-ci, on déduit la position du Nord là où l'ombre est la plus courte.

En milieu forestier, on se sert souvent des mousses poussant sur les troncs d'arbres comme indicateur Nord-sud. En effet les mousses poussent de préférence à l'ombre et à l'humidité donc au nord. Le côté Sud étant plus sec car exposé au soleil. En forêt humide, le Nord est où la mousse est la plus dense.

Remarque : en zone intertropicale, ces trois dernières méthodes sont malaisées, car le Soleil peut, selon la saison, se trouver soit au Sud, soit au Nord à midi.

De nuit:

Dans l'hémisphère nord, trouver tout d'abord la constellation de la Grande Ourse (la grande casserole). Suivre l'axe formé par les deux étoiles du bord opposé au manche de la casserole. Reporter 5 fois la distance entre les deux étoiles du bord, vers le haut. On tombe alors sur une autre étoile, l'Étoile Polaire (qui est l'étoile la plus brillante de la Petite Ourse). Le Nord est dans sa direction (sur l'horizon).

Dans l'hémisphère sud, le Sud est indiqué par la constellation de la Croix du Sud. La pleine lune est au Nord à midi et au Sud à minuit et inversement pour la nouvelle lune. Ici aussi, en zone intertropicale, cela peut varier selon l'époque de l'année.

À tous les moments de la journée, remplir un récipient d'eau douce et y poser délicatement une petite aiguille aimantée sur un objet flottant comme un morceau de liège au milieu de ce récipient : l'aiguille s'aligne sur l'axe Nord-Sud. Mais à moins de connaître la polarisation de l'aiguille, il est impossible de distinguer le Nord et le Sud. Plus on se rapproche d'un pôle, plus cette mesure est imprécise à cause de la déclinaison magnétique car le pôle magnétique ne correspond pas au pôle géographique. De plus, ce système (pas plus que la boussole) ne fonctionne pas à l'approche du pôle magnétique, celui-ci se trouvant sous terre. Attention aussi à ne pas effectuer la mesure à proximité d'objets métalliques ou magnétique ni dans une zone où les roches sont magnétiques (exemple : la magnétite).


Techniques de production de feu :
Faire_du_feu

Par friction

Les techniques de production de feu par friction consistent à utiliser l'échauffement produit par le frottement de deux éléments en bois. La sciure produite par le frottement va être portée à incandescence et former une petite braise qui pourra enflammer un combustible très inflammable (souvent de la paille, de l'herbe séchée ou de l'amadou) placé autour du point de frottement.
Une fois le combustible primaire embrasé, il est possible d'utiliser du petit bois pour obtenir une flamme importante. Le gros bois sera rajouté après, l'essentiel étant de faire croître le feu progressivement, sans l'épuiser tout de suite sur une bûche qui prendra feu difficilement.

Le frottement peut être longitudinal (sciage d'une planchette aménagée avec une autre planchette ou une baguette) ou circulaire (forage d'une planchette aménagée avec une baguette taillée en pointe). Dans ce dernier cas, il est possible de faciliter le mouvement de rotation en utilisant un arc-à-feu ou archet à feu. L'élément mobile doit pouvoir aller et venir rapidement sans sortir de la rainure marquée dans le bois fixe. L'arc-à-feu facilite l'obtention du feu. Il a été utilisé chez les Amérindiens, dans l'ancienne Égypte, en Australie… Le principe de l'archet a également été utilisé pour réaliser des outils à percer en contexte préindustriel. Contrairement à une croyance très répandue, la dureté relative des deux éléments en bois n'est pas importante : en revanche, il convient d'utiliser des bois fibreux produisant beaucoup de sciure (lierre, laurier, noisetier…)

Par percussion

Pour qu'il y ait étincelle, il faut entrechoquer une pierre dure comme le silex sur un sulfure de fer, comme la pyrite ou la marcassite. Le choc de deux silex ne permet pas d'allumer un feu car il ne produit pas de projections incandescentes suffisamment stables. Les étincelles obtenues de cette manière doivent être immédiatement en contact avec un combustible comme par exemple du linge carbonisé, des feuilles sèches et fines préalablement carbonisées, ou des champignons inflammables comme l'amadou.

Techniques plus modernes

L'utilisation d'une loupe, d'un miroir concave ou d'un ensemble de miroirs permet de concentrer la lumière solaire en un point situé sur un combustible et d'y allumer un feu. Pour faire un feu avec une loupe, il faut faire varier la hauteur de la loupe afin de concentrer les rayons du Soleil en un seul point (le point focal image).
Certains survivalistes proposent d'appliquer le principe du miroir convergent en utilisant une canette en aluminium dont on aurait poli le culot avec un abrasif (chiffon, voire chocolat ou dentifrice) ([1]). Une fois que l'on dispose d'un bon miroir, il faut encore en déterminer le point de convergence. Un papier foncé permet de facilement le trouver, en le plaçant au dessus du culot de la canette orienté face au soleil, et en le déplaçant de manière à obtenir le disque lumineux le plus petit possible. Une fois trouvé, il suffit alors d'y placer un matériau inflammable, comme par exemple une brindille, qui devrait alors s'enflammer très rapidement. Il est possible ensuite de transmettre la flamme à des combustibles plus importants, en soufflant doucement pour activer la combustion.


L’abri :
http://www.poursurvivre.com/

L'abri doit avant tout vous protéger contre les inconvénients et les dangers d'un milieu inhospitalier. Il vous sera évidemment de plus en plus précieux si les secours se font attendre.

L'abri peut prendre diverses formes, depuis le simple appentis jusqu'à la cabane bien isolée. Plusieurs facteurs détermineront la qualité de sa construction. Celle- ci dépendra d'abord des outils dont vous disposez et de votre intention de bâtir un refuge temporaire ou un abri plus durable. Sans l'apport minimum d'un couteau ou d'une hache, vos efforts se limiteront nécessairement à la construction d'un abri rudimentaire et cela, même si vous envisagez un séjour prolongé. De votre habilité, en regard du temps disponible, dépendra également la qualité de la construction.

Nous ne saurions discuter ici de l'art de tailler et de travailler le bois. De plus, on ne devient expert en ce domaine qu'après une longue pratique. Si vous n'êtes pas du nombre de ces derniers, à quoi vous servirait alors tout un traité sur le sujet?

Néanmoins, on peut très bien construire un abri convenable avec peu d'outils et des connaissances plutôt restreintes. Ici, il faut improviser. Improvisation et créativité, plus une certaine adresse, vous permettront de bâtir un abri solide et confortable.

Les différents styles d’abri

S'agit-il d'un abri temporaire ou d'une construction durable? De combien de temps disposez-vous? Voilà les deux points majeurs qui décideront du genre d'abri que vous devez construire. Parmi les abris les plus simples, mentionnons:

    L'abri parachute

Il consiste à jeter un parachute (ou tout autre pièce de tissu du genre) sur une corde tendue entre deux arbres.

    L'abri de chaume (Charpente en A).

Ici, on recouvre une charpente, en forme de A, d'une épaisse couche de chaume, de feuilles, d'écorces ou d'herbages. Commencez la toiture par le bas, comme pour le bardeau. Vous obtiendrez un abri idéal qui pourra vous protéger de la pluie.

    L'abri appentis (abri ordinaire en bois)

Cet abri doit être construit là où il est possible d'allumer un grand feu, en tenant compte des vents prédominants. Pour plus de chaleur et de confort, placez près du feu un écran réflecteur fait de bûches de bois vert. De grosses pierres serviront aux mêmes fins.
 
    Le "Parateepee"
C'est une tente que l'on peut construire facilement à l'aide d'un parachute et de quelques bonnes perches mesurant de 3,5 à 4,5 m de longueur. Cet abri offre une excellente protection contre les insectes et l'humidité. On peut y faire la cuisson, manger, dormir et s'y reposer, et même envoyer des signaux sans avoir à en sortir.

    L'abri sous les saules

Pour avoir un abri sous les saules, il suffit de courber et de relier ces arbres très flexibles en un point suffisamment élevé, de manière à obtenir une charpente assez grande pour accommoder un homme et son équipement. Recouvrez ensuite cette charpente de tissu ou d'étoffe. Placez l'ouverture à angle droit par rapport aux vents prédominants. Retenez les rebords de la couverture avec de la terre et de la neige afin d'empêcher le vent de souffler sous la tente.

    L'abri sous les branches

On taille un tel abri sous un arbre abattu. Si les branches ne réfléchissent guère la chaleur d'un feu et protègent mal de la pluie, elles servent, tout de même, d'abri temporaire.

    Le tronc d'arbre et l'abri appentis

Il s'agit d'appuyer diagonalement de longues perches contre un gros arbre abattu et d'y bâtir une toiture de feuillage. Cet abri ne saurait être permanent.

    Les cavernes ou les grottes

Lorsqu'il est possible de vous bâtir un abri, évitez ces endroits. En cas de danger, on ne s'en échappe que difficilement. De plus, si vous y allumez un feu, les risques d'empoisonnement par oxyde de carbone sont très élevés. Enfin, les grottes peuvent s'effondrer ou se fermer sous un éboulis.

L’emplacement de l’abri

Tâchez de repérer un endroit élevé et dégagé, assez loin des marécages, mais pas trop éloigné d'une source ou d'un cours d'eau. Les moustiques y sont plus rares, le sol plus sec et l'air plus salubre. En montagne, dans la jungle, les nuits sont froides. Évitez les lits desséchés des rivières car ils peuvent, en quelques heures, être inondés par des pluies pourtant tombées très loin de votre emplacement.

Assurez vous de retrouver dans l'emplacement:


  • Protection contre les insectes
  • Protection contre les ennemis
  • Visible du haut des airs
  • Être protégé des averses et de toute humidité

Construire un lit

Ne dormez pas sur le sol nu. Dans votre abri, construisez un lit confortable qui puisse vous isoler du froid et de l'humidité. Là où vous placerez le lit, faites d'abord un feu pour assécher et réchauffer le sol. Si vous disposez d'un parachute, étendez-le sur une couche de feuillages ou de fougères, ou encore, utilisez-le comme hamac. Débarrassez les branches des insectes et des parasites.
Pour faire un lit de branches, fichez ces dernières en terre (à 20 cm environ les unes des autres), en les inclinant toutes dans la même direction. Ceci fait, recouvrez-les de branches plus fines.


L’eau

Il est essentiel de boire de l'eau pour survivre. Un homme inactif peut se passer d'eau durant 10 jours par une température de 10°C. Il résistera pendant 7 jours si le mercure indique 32°C et il ne vivra guère plus de deux jours si la chaleur atteint 50°C. Au-delà de ces limites, le corps se déshydrate et la mort rôde.
L'eau demeure le seul remède à la déshydratation. Dans une situation de survie, il est donc essentiel de veiller à vous en assurer un approvisionnement suffisant.

Il faut mentionner que la soif n'indique pas toujours un besoin d'eau. Il arrive souvent, particulièrement en régions froides et même en travaillant dur, qu'on ne se sente aucunement ennuyé par une déshydratation partielle.

Parmi les facteurs qui déterminent la quantité quotidienne minimum d'eau requise, il faut d'abord considérer le climat, la température et les activités physiques. Dans une situation de survie, la disponibilité et l'accessibilité de l'eau deviennent des priorités. Quand l'eau abonde, buvez à intervalles réguliers et fréquents, et en petites quantités à la fois (1/2 litre).



Les dangers de boire de l’eau non potable

Quelle que soit votre soif, ne buvez pas d'eau non potable. Les maladies venant de l'eau constituent une des plus ... grandes menaces à la survie. Faites bouillir l'eau durant au moins une minute ou ajoutez-y des comprimés propres au traitement des eaux.

Au nombre des maladies transmises par absorption d'eau non potable, mentionnons:

    La dysenterie

Cette maladie cause une diarrhée générale, pénible et prolongée, accompagnée de selles sanglantes et de faiblesse. Si vous croyez souffrir de diarrhée, mangez fréquemment et buvez, si possible, du lait de noix de coco, de l'eau bouillie ou du jus d'écorce bouillie. Le lait de noix de coco étant un laxatif, il faut le boire à petites doses. Le riz bouilli est fortement recommandé.

    Le choléra et la typhoïde

Même avec le vaccin, vous demeurez vulnérables à ces maladies si vous ne prenez garde à l'eau que vous buvez.

    Les douves

Les douves prolifèrent en eaux stagnantes et polluées, surtout dans les tropiques. Lorsqu'on les avale, elles s'infiltrent dans le sang et provoquent des maladies douloureuses et souvent mortelles. Ces vers parasites pénètrent même dans le corps à travers l'épiderme. Il ne faut donc pas marcher ou se baigner dans des eaux contaminées.

    Les sangsues

Les petites sangsues foisonnent plus particulièrement dans les cours d'eau africains. Lorsqu'on les avale, elles s'agrippent aux parois de la gorge et à l'intérieur du nez, y suçant le sang et causant des blessures. Ces parasites se déplacent et chacune des nouvelles plaies ouvrent, toute grande, la porte à l'infection: Dégagez-vous le nez le plus rapidement possible en reniflant de l'eau salée à forte concentration ou enlevez les parasites avec des pinces improvisées.

Où et comment trouver de l’eau ?

Quand il n'y a pas d'eau en surface, tirez-en de la nappe phréatique (constituée d'eau de pluie ou de neige fondue imbibant le sol). L'accès à cette source d'eau pure dépend du profil et de la qualité du sol.

    Dans les sols rocheux

L'eau désagrège facilement le calcaire et y creuse des cavernes qui recèlent sources et suintements.
À cause de sa porosité, la lave retient beaucoup d'eau. Vous trouverez des sources le long des vallées qui traversent d'anciens écoulements de lave. Quand un canyon desséché coupe à travers une couche de grès poreux, il y a là de l'eau qui suinte sur ses parois. Dans les régions riches en granit, creusez un trou dans l'herbe verte et vous y verrez surgir de l'eau.

    Dans les sols mous

L'eau y est ordinairement plus abondante et plus facile à découvrir que dans les sols rocheux. Les nappes phréatiques font souvent surface dans les vallées et sur leurs pentes. Les sources et les suintements se tiennent au-dessus de la ligne des hautes eaux des rivières, après le retrait de celles-ci.
Avant de creuser pour trouver de l'eau, essayez de découvrir les signes qui en indiquent la présence. Le fond d'une vallée au pied d'une pente raide, un coin de verdure ayant abrité une source à la saison des pluies, une forêt basse, le rivage de la mer et les plaines, voilà autant d'endroits où le niveau hydrostatique repose sous la surface. Il n'est pas nécessaire d'y creuser profondément pour puiser de l'eau. Au-dessus du niveau de la nappe phréatique, il y a des ruisseaux et des marais. Ces eaux sont contaminées et dangereuses même lorsqu'elles se situent très loin de toute habitation.

    Le long de la côte

Au bord de la mer, on peut trouver de l'eau dans les dénivellations entre les dunes, en creusant dans le sable humide. Sur la plage, à marée basse, faites des trous dans le sable à environ 30 m au-dessus de la ligne atteinte par la marée haute. Cette eau, quoique saumâtre, demeure suffisamment potable. Passez-la tout de même à travers un filtre de sable afin d'en adoucir le goût salin. Ne buvez pas l'eau de mer. La concentration de sel y est si forte qu'elle extirpe tous les fluides de l'organisme et gêne le bon fonctionnement des reins.

    Sur les montagnes

Creusez dans les lits desséchés des ruisseaux, car l'eau s'y cache souvent sous le gravier. En terrain enneigé, faites fondre de la neige dans un récipient que vous placerez en plein soleil et à l'abri du vent. Pour creuser, à défaut d'un équipement adéquat, utilisez des pierres plates et des bâtons.

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