28/12/2012

The Bug Out (fiction)


Traduction d'une nouvelle lue sur un forum us

Lien original http://thesurvivalpodcast.com/forum/index.php?topic=1401.0

Avertissement:
 il s'agit d'une FICTION. Pour rapprocher l'histoire de nous j'ai franciser les prénoms et les noms de villes. L'histoire originale étant US il faut en tenir compte. Ainsi certains choses comme la place des armes vous paraitront exagéré mais il a bien fallut rester le plus fidèle possible au texte original.



The Bug Out, ecrit par Halffast

Damien se réveilla. Il se tourna et regarda son réveil. Les chiffres rouges 2:35 transperçaient la pénombre de sa chambre. D'habitude il dormait la nuit d'une seule traite, mais quand il lui arrivait de se réveiller de la sorte, il savait qu'il lui faudrait un long moment avant de se rendormir. Faisant attention de ne pas éveiller sa femme, il sortit du lit pour se rendre au salon, ou se trouvais l'ordinateur commun de la famille. L'ennuyeux ronronnement du ventilateur et le grattage du disque dur commençait à le faire regretter de s'être levé tendis qu'il se laissait tomber dans la chaise. Mais les clignotements du modem commencèrent et bientôt Damien était connecté et surfait sur le web. Il était un membre régulier des gros forums de chasse mais il regardait tout aussi régulièrement quelques forums survivalistes. Ainsi il parcourait et lisait quelque uns des nouveaux messages de son forum survivaliste préféré quand un nouveau post apparu en haut de la liste.

“Alerte forum – Attaque terroriste imminente”

Damien rigola en lui même. Quelques paranoïaques postaient régulièrement des messages de ce type quand le pétrole montait de 20 ct le litre ou d'autres événement tout à fait mineurs mais qui se voyaient montés en épingle comme « événement de fin du monde ». Il regardai le pseudo de l'auteur pour voir quel était le paumé qui postait ce genre de message à 3:00 du matin quand il fut surpris de lire que Denis Diderot en était l'auteur.
Damien admirai Denis Diderot. Il ne l'avait jamais rencontré mais savait pour avoir lus ses messages qu'il n'était pas du genre excentrique. Denis était même un modérateur sur le forum et était reconnu pour son équité et son objectivité. Damien savait qu'il travaillais à une centrale électrique nucléaire sans savoir très exactement son poste. Il lui semblait que Denis était un des membres haut placé du complexe mais il n'avait jamais était prédisposé à détailler exactement son statut.

Damien cliquât nerveusement sur le lien et un message apparemment, semble t-il écrit avec précipitation apparu sur l'écran:

« Je viens juste d'avoir un appel de mon boss. Il y a des rapports confirmés que des terroristes ont mis en place des bombes sales, avec du matériel nucléaire, et qu'il comptent les faire sauter lors du rush des travailleurs du matin. Ils ont trouvés une bombe sale à Nantes il y a 2 heures et les gars arrêtés ont lâché qu'il y en avait encore beaucoup d'autres. De fait les estimations sont qu'il y en aurait dans 8 à 10 grandes villes. Il serait même possible qu'une ou deux d'entre elles serait faites sur des bases de têtes nucléaire complètes. Mais quand bien même ce seraient toutes « que » des bombes sales, la panique serait horrible. Ce n'est pas un blague! Mon boss est seulement au courant car le gouvernement nous a demander d'arrêter la centrale. Si vous êtes dans une grande ville, quittez la maintenant! L'information que j'ai eu est vague mais Paris et Marseille sont sures d'être touchées. Je ne sais pas quelles seront les autres touchées mais de toute façon n'importe quelle grande ville sera en panique, qu'elle soit touchée ou non, dès que l'info sera publique. Cela peut prendre quelques minutes avant que les médias principaux soient au courant et peut être cela donnera aux membre du forum ici quelques minutes d'avance. Je dois y aller pour charger le véhicule. Je pense partir dans les 10 minutes. Bonne chance ».Le cœur de Damien fit un bond. Cela allait vraiment arriver. Il avait toujours sur que cela pourrait arriver, c'est pourquoi il furetait du coté des forums survivalistes. Seulement il n'avait jamais imaginé que cela arriverait si tôt. Il s'intéressa pour la première fois au survivalisme en 1999. Il avait stocker nourriture et équipement diverses pour le passage à l'an 2000 mais rien n'était vraiment arrivé. Depuis, son niveau de préparation avait un peu diminué mais il avait encore pas mal de fournitures « au cas ou ». Il sauta de sa chaise et se rua dans sa chambre.

Amélie debout! Réveilles toi !« Hmm Quoi ? Marmonna sa compagne depuis 20 ans. Qu'est ce qu'il y a ?!
-On doit filer d'ici! Il va y avoir une sorte d'attaque terroriste et on doit quitter la ville! » claqua t-il comme réponse.
-De quoi tu parles? Lui demanda Amélie tout en se relevant sur les coudes. « Tu a fais un cauchemar?
-J'aimerai, cingla-t-il. Non c'est du réel, il y a des bombes sales dans plusieurs grandes villes... dont peut être la notre, ici!-Et comment tu sais çà ? » lui demanda t-elle.
Damien lui expliqua brièvement le message, qui l'avait posté, et qui était Denis Diderot.
« Peut-être est-ce une blague » suggéra Amélie, « peut-être quelqu'un a hacké son mot de passe et publies des conneries. Elle porta la main sur la table de nuit et trouva la télécommande de la TV. Elle l'alluma et mis CNN.
« Il a dit que l'info n'est peut être pas encore relayée par les grands médias » expliqua Damien.
-Cela doit l'être si c'est vrai » lui répondit t-elle.
-Les titres tournait sur les 3% de pertes du CAC40 la veille et comment cela signifiait que les haussiers perdaient la main.« Réfléchis, » il voulais la raisonner, « si le gouvernement le dit a tout le monde, se serait toute de suite la panique partout. Ils vont le garder sous leur chapeau aussi longtemps qu'ils le pourront. Denis ne plaisanterai pas sur un sujet comme celui la. Nous devons charger ce que nous pouvons et filer chez tes parents. » dit Damien vivement.
« Et si c'est une blague ou une erreur ? On aura l'air d'idiots auprès des voisins et à nos boulots.
- Qu'ai je à faire de ce que pense les autres! Penses surtout ...et si c'est vrai ??! » Damien était sur le point d'hurler maintenant.
Amélie se hérissa.
« Écoutes Damien, tu deviens parano. LCI ou CNN saurait si quelque chose de ce genre était sur le point d'arriver et ils nous en parlerai. Ton ami... », et elle prononça ce mot avec du mépris dans la voix tout en croisant les bras « ...a tout faux! ».

« Pourquoi vous criez tous ? » Mélanie, la fille de 14 ans du couple posait la question depuis le palier de la porte tout en se frottant les yeux.
« Ton père part pour la fin du monde, » répondis Amélie, sarcastique.

Comme c'était trop souvent le cas, cela allais se terminer entre discussion vive entre elle et lui pensa Damien. Il prit une grande inspiration et tenta de se calmer un peu.
« Écoutes, peut être est-ce une erreur, et peut-être cela n'en est-il pas une. Mais je préférerai être sain et sauf que désolé de ne pas l'être! Pas toi? On peut aller chez tes parents et si rien ne se passe avant 7:30 on appellera tout le monde, le boulot, l'école des gosses, pour dire qu'on est malade ou n'importe quoi d'autre ok? On a rien a dire de précis sur ce qu'on fait à qui que ce soit »
Amélie l'observa plusieurs secondes.
« D'accord » dit-elle à contre-cœur. « Mais je ne conduit pas jusque là bas pour ensuite revenir crevée et savoir qu'il faut encore faire le repas du soir et autres corvées! Quand on reviens tu m'aide doublement !!
- Ok. » acquiesça Damien.
Amélie souleva les couvertures et se leva. Elle regarda Mélanie à la porte et lui dit: « Habilles toi. Mais d'abord réveille ton frère. »
- Ok maman ». Elle tourna et se dirigea dans le couloir vers la chambre de son frère. Elle ouvrit la porte. Alex ! Alex debout! Réveilles toit ! On va chez mamie et papy.”
Alex, 17 ans, ouvris à demi les yeux et regarda sa sœur.
« Laisses-moi! C'est mercredi idiote! Je vais au lycée dans.. » il regarda son réveil..« ..5 heures ?!! »
Bordel pourquoi tu me réveilles ?! »
« Maman me la demandé. Papa penses que le ciel nous tombe dessus ou un truc du genre et il veut qu'on aille à la ferme des grands parents!
« Ouais.. c'est ça! » Et Alex remis ses couvertures par dessus sa tête.
« Alex lèves toit tout de suite! Habilles-toi, j'ai besoin de toi. » lui lança Damien tandis qu'il passait devant la chambre de son fils, terminant d'enfiler une ceinture à son jean.
Damien se rendit a la cuisine et essaya d'organiser ses pensées. Ses beaux parents vivaient à 250 km à la campagne. Bien qu'ils appelaient çà la ferme cela faisait 6 hectares. A l'origine la maison et la grange était le quartier général d'une grande famille d'agriculteurs mais depuis la mort des anciens, les enfants avait divisé le terrain et l'avait vendu en morceaux. Les parent d'Amélie avait acheter la maison et les quelques hectares attachés quand il s'étaient retirés.« Bien, faire attention à ce qui est basique d'abord », pensa t-il. « Eau, nourriture et abri sont les plus basiques. Pour l'eau il y a tout ce qu'il faut à la ferme. Et mon groupe électrogène fera fonctionner la pompe électrique même s'il n'y a plus de courant général. J'ai juste besoin d'être sur que nous aurons assez d'essence pour quelques temps. »
« La bouffe », pensa -t-il en ouvrant le garde manger. Les rayons étaient pour la plupart vides.
« Amélie! »,appela-t-il, « C'est tout ce qu'on a comme nourriture? »
Amélie courue à la cuisine, la mine nerveuse. « J'allais au supermarché aujourd'hui » dit-elle sur la défensive.
« Ou est toute la nourriture que nous avions mis de coté en 2000?
-On en a mangé la plupart. D'ailleurs une grande partie était périmée et j'en ai du jeter pas mal de choses. Mais il reste tout la nourriture déshydratée pour le camping et tes MER ou MRE je sais plus trop leur noms !
-Çà ne suffira pas!! J'ai seulement 2 caisses de MRE's. Cela peut suffire pour une semaine de montagne mais si nous avons besoin d'aider tes parents ou la famille de ton frère en plus de nous...!
Dire que nous avions assez de nourriture pour 10 personnes pour 3 mois et maintenant nous n'avons plus rien!
-Oui mais après l'an 2000 tu m'a dit d'utiliser cette nourriture rétorqua t-elle.
-Je te l'ai dit de l'utiliser et le remplacer. Faire une rotation ! De façon que la nourriture soit toujours récente.
-Et bien si tu voulais que ce soit fait ainsi tu n'avais qu'un le faire toi même. C'était pénible de trimballer et manipuler toute cette nourriture. »

Damien réalisa que la discussion ne faisait que gâcher du temps si précieux. Qu'importe qui était responsable. Ils devaient juste régler le problème.

« Tu as raison je suis désolé dit-il afin d'essayer de la calmer. »

Amélie fut surprise. Selon son habitude il aurait dut argumenter et râler plus longtemps. Elle vit combien il semblait effrayé. Peut être il y avait plus que ça. Certainement Damien le pensait aussi. Ses mains tombèrent sur ses hanches et elle commença a culpabiliser de l'avoir déçu.« Que pouvons-nous faire? » demanda t-elle.
« Nous devons nous procurer plus de nourriture. Écoutes, je vais t'envoyer toi et Alex au magasin. Achetez autant de boites de conserves et de nourriture déshydratée que vous pouvez. Remplissez l'arrière du SUV autant que vous pouvez. Mélanie et moi resterons ici et remplirons la camionnette.
-Il est 3 heures du matin l'épicerie est fermée !
-Mais pas le Supercarroufchan. Je sais que tu n'aimes pas te rendre la bas mais à cette heure c'est la seule option.
-On peut pas attendre et voir si ton ami du net a raison et acheter de la nourriture au magasin près de chez parents si on en a besoin ?
-J'ai peur qu'il y ai une grande panique, les magasins seront vidés rapidement, même ceux près de chez tes parents
-Bien et comment veux tu que je payes?
-Fais le par chèque.
-Nous n'aurons jamais assez sur le compte » réfuta t-elle, « Tu n'as pas ta payes avant Jeudi .
-Écoutes, on s'inquiètera de ça seulement si rien ne se passe. Maintenant on a juste besoin de prendre ce qu'il nous faut et partir d'ici. Je veux garder le crédit sur les cartes pour l'essence et quelques autres trucs. Penses-tu y arriver et revenir dans 30 minutes ?
-On essaieras. Allez Alex on y vas. J'espère que je ne croiserai personne que je connais sans mon maquillage.

Amélie attrapa son sac à main et mère et fils sortirent par la porte.
« Bien, cela est fait pour la nourriture. Maintenant l'abri » se dit Damien à lui-même. Il regarda sa fille et souris. « Papy et mamie ont plein de chambre pour chacun d'entre nous. Même l'oncle Philippe et ses enfants. D'ailleurs je devrais dire à ta mère de l'appeler.

Damien saisie son portable et appela la touche rapide pour le n° d'Amélie.

« Allo.
-C'est moi. Je pensais que tu devrais appeler Philippe et les autres?
-Je ne pense pas. Du moins pas maintenant. Rappelles comme Philippe à pensé que tu étais fous pour tout ton barrouf à propos du bug de l'an 2000. D'ailleurs il se moque encore de toi à ce sujet. Et il n'y a pas de raison de réveiller maman et papa puisqu'il n'ont besoin de rien. Si l'info touches les médias nationaux alors j'appellerai Philippe ok ?
-Fais comme tu veux.
-Ok, bye
-Bye. » Et il raccrocha le téléphone.
« Bien », il s'adressa à Mélanie, « la priorité maintenant c'est les vêtements et effets personnels. Allons chercher nos Bug Out Bags (BOB). Il savait que la défense était en fait la priorité sur sa liste mais il devait mettre Mélanie à la tâche sur quelque chose. Et puis sortir ses armes de chasse serait rapide il le ferait en dernier.

Damien marcha jusqu'à la penderie suivi de sa fille. Il ouvrit la porte et une tonne de bazard tomba à ses pieds.
« Bon sang! J'ai dit à ton frère des millions de fois de pas stocker ses affaires ici et il ferma la porte.
Il attrapa un sac de clubs de golf et en jeta quelques items.
-Voilà met sa dans le coin pour moi ok?
-Ok papa. »

Damien se mit à genoux et commença à déblayer à travers la penderie pour attraper ce qu'il fallait pour sa famille. Il extirpa 3 BOBs et continua à déblayer.
« Je ne trouve pas le BOB de ton frère .
- Je pense qu'il s'en ai servi il y a quelques mois quand il est allé camper avec ses potes » lui expliqua Mélissa.
« Super, ils sont censés être prêts tout le temps!
-Donnes moi le mien Papa j'ai besoin de mettre quelques trucs dedans. »

Damien donna à sa fille son pack en lui faisant les grands yeux. Cela pour lui dire qu'il n'était pas content sans lui dire un mot. Elle disparue dans sa chambre et Damien put entendre son armoire et ses tiroirs s'ouvrir et se fermer. Il remarqua aussi que le pack d'Amélie était aussi quelque peu vide. Il l'ouvrit et trouva qu'il contenait seulement une paire de jeans usé et une paire de t-shirts.
Quand Damien avait demander à chacun de packer son BOB ils contenaient assez de vêtement et de quoi tenir au moins 3 jours. Il lui semblait que chacun avait puisé dans leur BOB au fur et à mesure des besoins et ne l'avait pas recomplété depuis.. Il ouvrit le sien et trouva qu'il était Ok.
Il n'y avait pas de sous-vêtement dedans, Amélie devait en avoir prit pour remplacer ses plus vieux, et il remarqua que son dentifrice avait fuit et durci. Heureusement il était sous ziploc et n'avait pas été sur d'autres objets.

« Mélanie! appela -t-il.
-Oui papa! Répondit-elle en sortant la tête de sa chambre.
-Dépêche toi de finir de repacker ton BOB! Puis regardes si tu ne pas trouver celui de ton frère! Et assures-toi qu'il ait assez de vêtements et de matériel utile dedans. Après il faudra aussi refaire celui de ta mère. Ah oui allume aussi la TV et écoutes là! S'il commencent à parler d'une attaque viens me le dire tout de suite! Mais ne te laisses pas trop distraire en l'écoutant !!
-Ok papa! »

Damien empoigna son pack et l'amena dans sa chambre. Il jeta le dentifrice, prit 3 paires de sous-vêtements et les mis dans son pack. Il se demanda s'il ne devrait pas prendre plus de vêtements.
“Melanie !
-Je suis là!
Il la trouva dans la chambre de son frère, cherchant à travers ses placards.
-Écoutes, quand tu auras finis avec les BOBs, vas dans le garage et ramènes un de mes grand sac de marin. Je veux que tu le remplisse de vêtements à nous tous ainsi que le remplir autant que possible d'affaires de la salle de bain. Compris?
-Oui compris », et elle acquiesça de la tête.

« Okay, la suite », se demanda Damien à lui-même. Il se rendit au garage. Au moins ici c'est organisé pensa t-il, et il regarda tout ce qui avait été ordonné sur les étagères. Il marcha le long du garage posant sur le sol au fur et à mesure ce qu'il lui pensait utile d'emporter. Il attrapa aussi le groupe électrogène qui était sous son établi.
« Et pour l'essence » pensa t-il. Il regarda dans le coin et vit 2 jerrycans de 10 L. Il les pris. Le premier était quasi vide et il n'avait aucune idée de la date de remplissage de l'autre. Il pouvait le verser et remplir les 2 sur la route mais 20 L ne durerait pas longtemps d'autant s'il avaient besoin du groupe électrogène. Il appela le portable d'Amélie.
« Hey, demande a Alex de se ruer au rayon voiture et de prendre 6 jerrycans de 10 L. Ok ?
-D'accord, répondit-elle.
-Tu en es ou ?
-On a pas beaucoup avancés on vient d'arriver au magasin il y a une minute.
-As tu l'impression que quelqu'un est au courant de quelque chose ? Demanda -t-il.
-Non c'est plutôt mort!
-Bien, faites aussi vite que vous pouvez!
-Je sais ! Soupira t-elle. »
Il pouvait deviner ses yeux rouler sur lui !
- « Ok merci » et il raccrocha.

« Alex, ton père veux que tu lui prenne 6 jerrycans de 10L
-Je les prends maintenant ?
-Non, on fait tout ce qui est épicerie d'abord. »
Chacun avait un chariot. Amélie parcourait des yeux le contenu des rayons et pointait ce qu'il fallait en précisant à Alex la quantité et lui chargeait. Quand un des chariots fut plein elle lui dit de le « garer » là et d'aller en chercher un autre. Quand 3 chariots furent plein elle décida que c'était assez.
« Va prendre encore un chariot et cours au rayon voiture avec pour ramener les jerrycans. Sois sures qu'ils fassent 10L et pas moins!
-Ouais ...! »
Alex partit tandis qu'Amélie essayait de déplacer 2 chariots à la fois. Elle pouvait à peine les déplacer tant il était lourds. Elle laissa tomber et n'en poussa plus qu'un. Mais il était tellement lourd qu'elle avait du mal à le diriger. Quand elle revenait pour chercher le second chariot son téléphone sonna encore. C'était Damien.
“Quoi !
-Désolé, mais j'ai besoin de gaz pour le réchaud et la lanterne. Demande à Alex de prendre 10 cartouches de 450g.
-Ok. Ici nous avons presque fini
-Bien. A tout de suite.
-Damien regarda sa montre. Elle indiquait 3h40. Il avait espérer être sur la route à cet instant, mais partir entre 4h00 et 4h15 irait encore. Il se demanda pourquoi Mélanie n'était pas encore venu chercher le sac de marin. Il attrapa ce dernier et se rendit à la chambre d'Alex ou il trouva sa fille regardant la TV tout en remplissant son pack nonchalamment.

« Mélanie ! Cria-t-il. Je t'ai dit de ne pas te laisser distraire par la TV! Tu devrais avoir fini depuis au moins 15 minutes!! »
Mélanie était très sensibles aux remontrances notamment quand elles étaient faites par son père.Des larmes commençaient à poindre dans ses yeux. «Mais Papa j'ai trouvé le pack d'Alex il y a seulement quelques minutes. Il était sous sont lit.
-Ok désolé d'avoir crié. Nous avons juste besoin d'être prêt à partir quand ta mère et ton frère reviendront. Tu aurais du juste prendre un sac poubelle ou autre quand tu as vu que tu ne trouvais pas son pack ».
Mélanie acquiesça, reniflant et se frottant les yeux.« Voici le sac de marin. Sinon toujours rien à la TV?- Non rien
- Ok, dis moi si tu entend quoi que ce soit et essayes d'aller un peu plus vite ok ?”- Pas de problème !

Damien retourna au garage chercher encore quelques éléments de camping supplémentaires.
Il remarqua sa tronçonneuse et décida de la prendre aussi S'il avaient aller avoir un rude hiver il lui serait bien utile. Il regarda la pile d'objets amassé au centre du garage désormais et pensa qu'il ne manquait rien de ce qu'ils pourraient avoir besoin. Il ouvrit la porte du garage pour commencer à charger la camionnette qui se trouvait devant. Juste quand il ouvrait le coffre arrière, Mélanie l'appela.

« Papa! Papa! C'est sur la télé!!! », cria t-elle.Il se rua dans le garage, et en referma la porte. Une fois dedans il entendais au loin la TV dans sa chambre. Il couru et vit Mélanie en train de s'occuper rapidement du pack de sa mère. Son visage reflétait une expression plus vielle qu'elle n'aurait du avoir pensa Damien. Il porta son attention à la télévision

« ...niveau d'alerte à été porté à rouge. Les autorités pensent que l'appareil trouvé à Nantes est le seul et que les terroristes essaient de provoquer une panique en faisant allusion à l'existence d'autres appareils. Déjà le président a placé les militaires en état d'alerte et activé le dispositif Orsec ainsi que la mise en alerte des hôpitaux. Des experts recherchent actuellement d'autres sites d'attaques potentiels. Les autorités exhortent la population à rester calme et chez soi. Il est inutile de s'aventurer en dehors des villes avant d'avoir la confirmation qu'il y ait d'autres bombes. Vous déplacer de là vous êtes vous mettra en position plus difficile que d'y rester. Les autorités nous informent qu'une bombe sale n'est pas immédiatement dangereuse excepter pour un nombre restreint de personnes dans le champs de l'explosion. Il faudrait beaucoup de jours d'exposition pour recevoir une dose létale de radiation. Si l'évacuation est nécessaire les autorités le feront savoir à la population en temps utile pour une évacuation contrôlée et sécurisée des aires de danger.Une fois encore, flash info, 3 hommes viennent d'être arrêté tôt ce matin essayant de poser une bombe sale. Une bombe sale est un appareil explosif qui a été couplé a du matériel nucléaire. L'arrestation est survenue quand ...

Damien coupa la TV avec la télécommande. Il regarde l'heure. Il était 3:55. Il se demanda ou était Amélie et Alex.Amélie avait poussé ses 3 chariots durant le temps qu'Alex était partit en remplir un autre avec les jerrycans. Il allèrent à la seule caisse ouverte à cette heure sans oublier le gaz des réchaud. La caissière semblait assez réveillée pour être agacée par les 4 chariots pleins qu'elle aurait à scanner. Au milieu du vidage du 2è caddie le téléphone d'Amélie bippa.
« Quoi », irrité d'être à nouveau dérangée moins de 5 minutes depuis le dernier appel.
Damien ne prêta pas attention à son exaspération. « Çà avance chez vous? Ici ça vient de passer à la télé!
Alex qui était revenu rapidement avec les cartouches de propane, vu sa mère pâlir. Elle tremblait imperceptiblement et ses lèvres se fermaient. Elle ne dit rien.
« Maman c'est Papa? Demanda Alex nonchalamment. Je dois lui parler.
Amélie, les yeux écarquillés donna le téléphone à son fils.

« Papa, hey on passe en caisse là ». Il fit une pause. « Non tout va bien ». Il fit une nouvelle pause. « Oui, je comprends. On va le faire. Bye. »
Alex replia le portable et regarda l'heure qu'il affichait. Il le tendis à sa mère. « Papa dit qu'on est en retard sur le planning ». Il vit les yeux de la caissière s'allumer en entendant cela mais il poursuivit « et tu sais papa il veut toujours partir à l'aube ». La caissière souris et Alex se demandais si son père était réellement un de ses lèves tôt, il savais qu'il n'en était pas un.
Une minute plus tard, un grand et fin jeune homme vint à la caisse. Sa plaque indiquait « Baptiste». Amélie se dit qu'il était le manager de nuit du magasin. « Cathy », le manager interpellait la caissière, « on ferme dans 5 minutes ! »
-Pourquoi ? »
Et Baptiste lui raconta une histoire d'appel de la centrale des magasins disant qu'il y avait une panne informatique et qu'il allait donc tout couper pour une maintenance d'urgence non programmée.
Une minute plus tard, on l'entendit annoncer a l'intercom que le magasin allait fermer et que tous ls clients devaient vite apporter leur achats en caisse.

Amélie avait commencé à réfléchir et se figura que l'histoire de la panne informatique n'etait qu'une couverture du manager ou était l'info bateau à donner en cas d'urgence. La caissière avait enfin fini de scanner toute la marchandise et donna le total à Amélie. Celle-ci fit le chèque, sachant pertinemment que le compte n'était pas assez approvisionné. Elle espéra qu'elle pourrait aller à la banque avant qu'il ne soit encaissé mais se demanda si cela ferait une différnence. Elle et Alex chargèrent les chariots et se dirigèrent vers la prte. Là deux gardiens de la sécurité attendait les clés à la main pour verrouiller au plus vite les grilles. La porte étaient déjà en mode d'ouverture que pour sortir.
« L'un d'entre vous peut nous aider ? » demanda Amélie
Ils se regardèrent et le plus vieux envoya le jeune. Il attrapa 2 des 4 chariots tandis que l'autre gardien tenait les portes.

Il ne fallut que quelques minutes pour charger le SUV avec les sacs. Les gardiens ramenèrent les 4 chariots vides. Amélie remarqua que quelques voitures se ruaient sur le parking. Elle démarra la voiture. Alors qu'elle passait au niveau de l'entrée du magasin elle vu plusieurs personnes échouer sur la grille d'entrée, et une partie d'entre eux insultaient les gardiens.

Elle s'échappa dans la rue et vue qu'il y avait significativement plus de trafic que tout à l'heure, et bien plus qu'il n'y avait d'habitude à ce genre d'heure de la nuit. Les règles du trafic étaient respectées excepté peut être quelques vitesses de limitations légèrement dépassées. Elle s'aperçût qu'elle même était 15 km/h au dessus de la limite. Elle sortit sont portable et le tandis à Alex.
« Appelles l'oncle Philippe. Je crois que le N° rapide c'est 7 ».
Une minute plus tard, on entendit Alex « Heu oncle phil, c'est moi Alex » Il y eu une brève pause. « Et bien je pense que je dois laisser maman te parler ». Il porta le téléphone au niveau de sa mère.
« Philippe, salut écoutes allumes la tv mets les infos il y a une sorte d'attaque terroriste qui va avoir lieu.
« Hein ? Ou ca? Quand ? » Grommela Philippe, visiblement peu réveillé.
« Je ne sais pas. Mais Damien pense qu'on doit aller chez les parents. Alex et moi sortons juste du supercarroufchan et ils fermaient déjà le magasin quand on partait.
-Ok je suis sur les infos..oh mon dieu, j'y crois pas. » Il semblait d'essayer de trouver son souffle. Puis il parvint à dire « On se retrouve chez les parents c'est ca ?-Oui c'est ca. On se voit dans quelques heures.
-Merci sœurette. »
La conversation se terminait que la voiture arrivait dans la rue devant leur maison. Damien était dehors faisant des gesticulations avec ses mains. Amélie descendit la fenêtre de la voiture.
« Qu'est ce qu'il y a?
-Rentres la voiture dans la propriété » lui répondis son mari.Amélie rentra la voiture et la gara a coté de la camionnette de Damien. Amélie et Alex descendirent et allèrent vers l'arrière du SUV.
« Qu'est ce que je fais maintenant ? » Demanda t-elle.
-Vas voir dedans si Mélanie has tout les BOB prets. Aides la a les amener ici et regarde rapidement si tu penses qu'il faille emporter encore quelques chose avec nous.

Amélie se dirigea vers la maison et Damien se tourna vers Alex.
« Prends dans le garage quelques uns de ces sacs fourre-tout vides et solides et met dedans les sacs de nourriture que vous venez d'acheter. Après nous commencerons à charger le reste.
-Ok papa » Et il se dirigea vers le garage.-Damien fini de packer le rest de l'équipement qu'il avait assembler dans sa camionnette. Puis il rajouta les 2 vieux jerrycans et les 6 nouveaux. Puis il alla chercher ses armes de chasses. Il garda 4 fusils et 4 armes de poing. Une de chaque sorte pour chacun d'entre eux. Il mis des munitions dans chacunes. Il mit les armes d'Amélie et d'Alex dans le SUV et la sienne plus celle de Mélanie dans sa camionnette.

Mélanie apporta les BOB et le grand sac de marin avec les vêtements supplémentaires pour tout le monde. Amélie apporta également un sac supplémentaire de 35 L qu'elle tendit à Damien.
« Voilà tout ce que j'ai trouvé que je pense utile d'emporter encore en plus. »
Damien mis les 6 sacs dans le SUV, qui était chargé à bloc, presque au maximum de sa capacité.
Il regarda sa montre. Elle indiquait 4h42. Il ne pouvait le croire. Il leur avait fallu plus de 2 heures pour être prêt à partir. Il regarda dans la rue. Il y avait quelques maison allumées, mais il semblait que la plupart des voisins n'était pas encore au courant de la nouvelle. S'il en avait connu quelques uns parmi eux il seraient allé tocqué a leur porte pour leur dire. Mais il ne connaissais les noms que de 3 ou 4 d'enre eux. Même s'il avaient plus d'un heure de retard sur l'heure que Damien escomptait pour quitter la maison il y avait 90% de son voisinage qui n'avait aucune idée de ce qui se passait.Alex tu partira avec ta mère, Mélanie tu seras avec moi dans la camionnette. Juste au cas ou j'ai mis à chacun d'entre nous une arme. Je ne penses pas que nous en aurons besoin mais je veux qu'on soit près si l'on doit passer un point chaud. Amélie qu'est ce qu'il te reste comme essence dans le SUV?
A peu près ¼ de réservoir répondit t-elle en soupirant.
Damien l'enquiquinait continuellement pour qu'elle fasse le plein dès qu'elle passait sous la moitié de réservoir. Et hélas, l'indicateur de besoin en carburant ne s'allumait que lorsqu'il ne restait qu'1/8 de réservoir. « Bon sang » dit il entre ses dents. « Cela nous amènera qu'à la prochaine ville. J'espérais au moins faire la moitié du chemin avant de recharger en essence et arriver ainsi à destination encore assez pleins.
-Désolée.
-Je connais une station qui laisse les pompes pour les cartes de crédit quand la guérite est fermée. Peut-être que nous pouvons aller la-bas avant la foule. Allons-y. Restes derrière moi et si on est séparés utilise le talkie.
Damien alluma un des talkie, régla un canal et le tandis à son fils. Il tourna le bouton d'allumage qui réglai aussi le volume une fois cliqueté sur la seconde radio quand il s'aperçut qu'elle était déjà dans cette position.
« Merde » s'exclama t-il. « Quelqu'un à laissé celui là allumé et les batteries sont mortes. Quelques sait ou sont les piles AA?
-Mélanie a pri les 2 dernières pour la console de jeux wii. » répondis Alex.-Tu t'en sers aussi de cette console ! » Rétorqua t-elle.« Tu as acheter quelques piles? » demanda Damien à Amélie.
« Tu m'a dis de le faire? » quelque peu heureuse que contrairement au niveau d'essence du SUV elle n'était pas fautive.
« Je sais peut être ou en trouver » déclara Alex sur un ton volontaire.-Bon ben dépêche toi d'aller les trouver! Vite! »
Alex fit oui de la tête et courur à la maison. Damien repassa rapidement en revue le matériel à l'arrière de sa camionnette. Il regarda encore sa montre. Il alla d'un véhicule à l'autre et remarqua un pneu sous-gonflé sur le SUV. Et bien pensa t-il comment pouvait il espérer avoir les pneus à niveaux quand avoir déjà de l'essence correctement était un problème. Une chose de plus à faire à la station, le gonflage des pneus.
Ou était Alex! Damien alla à la porte de la maison et cria « Alex tu les a trouvés?
-Non pas encore. Peut être dans les tiroirs du bureaux.
-Viens on dois y aller. »
Alex revint et alla dans son véhicule assigné. Damien ferma rapidement la porte de la maison et celle du garage. Il redit à sa femme.
« Essaie de bien rouler derrière moi. Peut être que plus tard on trouvera des piles quelque part. »
Elle acquiesça et démarra le suv. Damien monta dans la camionnette, regarda l'heure et régla la radio sur les infos. 4H49. Il était exaspéré que cela avait prit autant de temps. Denis Diderot avait dit qu'il quittait sa maison dans les 10 minutes. Il était déjà probablement à sa bug out location (BOL). La prochaine fois se promit-Damien, il ferait tout pour arriver à être prêt aussi rapidement.
Il y avait un peu plus de trafic qu'il s'était attendu mais cela roulait bien. Mais quand il arriva au rond-point qui menait à l'autoroute, on aurait dit l'heure de pointe. Il y avait beaucoup de klaxons et de doigts d'honneurs, mais finalement peut être pas plus qu'à 17h un vendredi soir. Au moins ils avançaient. Pas aussi rapidement que Damien l'escomptait mais ce n'était pas si mal.
Damien changea de file afin d'être le plus à gauche et à chaque changement s'assurait qu'Amélie suivait derrière. Il calcula qu'à la vitesse ou ils roulaient il seraient à la station essence qu'il visait en 20 minutes.
Le long de la route, chaque station d'essence ouverte avaient des files d'attentes incroyable pour cette matinale. Même celles fermées avaient des voitures devant les pompes. Damien se dit que les conducteurs de ces voitures devaient penser qu'il serait plus rapide pour eux d'attendre que le station ouvre qu'attendre dans celles aux longues files d'attentes.

Comme ils avançaient, le trafic s'intensifiait de plus en plus. Il lui fallu 40 minutes pour arriver à la station qu'il visait. Elle était à quelques centaines de mètre d'une sortie ce qui était avantageux. Damien la connaissais car il s'était retrouvé en galère proche de la panne sèche lors d'une partie de pêche dans les environs et un autochtone la ui avait indiqué. Quand ils arrivèrent, il y avait une voiture à chaque pompe. Quelques unes avaient une voiture derrière l'autre. Comparé aux autre stations cela restait tout de même idéal. Comme peu de lumières étaient allumée à l'extérieur et que celles de la boutiques étaient éteintes, la plupart des gens pensaient probablement que les pompes étaient également fermées. Damien fit signe à Amélie de se mettre derrière une voiture et se mit lui même derrière une autre.

Amélie n'eut pas à attendre longtemps avant de pouvoir se servir à sa pompe. Alex sauta du véhicule, enfourna la carte de crédit et commença a remplir le suv. Damien lui était derrière une grosse camionnette dont le conducteur avait fini de remplir un réservoir et commençait à remplir le second. Tout en faisant cela il extirpa un jerrycan de l'arrière du véhicule pour le remplir. Damien n'était pas en colère puisqu'il comptait faire de même, mais était anxieux et n'avait qu'une hâte retourner sur l'autoroute au plus vite. Tout d'un coup il remarqua qu'une voiture à une pompe avait démarrée et que celle attendant derrière n'avait pas bougée. Damien regarda de plus prêt et ne vis personne dans le véhicule. Il mit alors sa camionnette à cette pompe. Sortant sa carte de crédit il commençait le remplissage quelques secondes plus tard.
« Hey j'étais le suivant!! » lui lança la voix d'un homme derrière lui, le faisant se retourner.C'était une jeune homme qui venait par l'arrière de la boutique. Il était légèrement plus grand que Damien et semblait avoir une attitude revêche. Damien se demandait si c'était une attitude causée par la situation ou si c'était son tempérament normal.
« Desolé, il n'y avait personne dans votre voiture et je ne savais ou vous étiez. J'aurai bientôt fini d'ici quelques minutes » lui dit Damien. « J'ai du m'absenter rapidement » lui dit l'homme comme si c'était la faute de Damien si sa vessie avait été remplie. Il s'assit sur le capot de sa voiture et commença a zieuter la camionnette de Damien. La pompe s'arrêta rapidement car Damien avait déjà le réservoir plein pour plus de la moitié avant d'arriver à la station. Il alla à l'arrière et commença alors a sortir les jerrycans.
« Ah non alors!!» cria le jeune homme en sautant du capot et serrant les poings.
« Tu vas pas te mettre a remplir ça aussi! »
-Cela prendra qu'un minute ou deux lui répondit Damien aussi calmement que possible.-Non tu bouges ta camionnette maintenant ou je la vire pour toi! »
Il marcha à l'arrière de sa voiture et ouvrit le coffre. Quand il en ressortit les mains il tenait un démonte pneu. Damien n'avait pas d'idée sur ce que l'homme allait faire avec cet potentielle arme en métal mais il n'avait envie de le savoir. Il se rua sur la porte ouverte de la camionnette et en sortit son arme semi-auto. Le jeune homme, si rebelle l'instant auparavant, voyant l'arme se ratatina sur lui même et recula rapidement.
« Désolé m'sieur je veux pas avoir de problèmes »
Damien pria pour que l'homme ne vit pas que ses mains tremblaient. Il lui dit « Je... je .. je pense que tu ferai mieux d'attendre dans ta voiture jusqu'à ce que j'ai fini.
« Ok man, ok relax. Ne me tires pas dessus. Je retourne dans ma caisse.
Damien fixa relativement son arme à sa ceinture et se plaça de manière à pouvoir garder un oeil à la dite voiture et à son occupant. Il regarda vers le SUV. Alex était en train de ranger le tuyau de la pompe, inconscient de ce qui venait de se passer. Damien ne croyait pas que l'homme allait rester dans sa voiture..

« Alex! Appela Damien « dit à ta mère de se garer par ici et vient m'aider.
Alex fit ce qu'il dit. Quand il arriva Damien lui demanda « finit de remplir ces jerrycans pendant que je surveille ce type ».
-Qu'est ce qu'il c'est passé?
-Je te dirait plus tard, rempli juste les jerrycans aussi vite que tu peux ».
Damien pensait que Mélanie pourrait aider Alex à porter les différents jerrycans à l'arrière de la camionnette. Il regarda et vit que sa fille avait les yeux écarquillés.
« Mélanie! Mélanie!
Elle sauta finalement en entendant son prénom.
« Quoi »
« Aides nous tu vas porter les jerrycans au fur et à mesure que ton frère les remplis ». « Papa t'as menacé ce mec avec une arme!! »
-Je sais. Il a agit en nous menaçant, je n'avais pas le choix ». Et il disait cela en regardant dans la direction du démonte pneu maintenant à terre. « Maintenant viens aider ton frère de telle sorte qu'on parte d'ici au plus vite.Mélanie ouvrit la porte et couru à l'arrière du véhicule. Damien continuait de scruter attentivement que l'homme ne bougeait pas, et qu'il voyait que Damien avait la main sur son arme. Il lui sembla qu'il fallu une éternité à ses enfants pour terminer l'opération de remplissage. Finalement il entendit la fermeture des portes arrières et Alex s'adressa à lui.
« Fini papa.
-Bien, retournez dans vos véhicules respectifs et partons d'ici!

Plus tard, il était sur la route puis de retour sur l'autoroute. Damien empoigna son portable et appela la police. Il se dit qu'il valait mieux les prévenir avant que l'homme au démonte pneu ne le fasse avant lui.
Mais après 3 tentatives il n'obtint rien d'autre qu'un « toutes nos lignes sont occupées veuillez réessayer ultérieurement ».
Par ailleurs le trafic semblait avoir doublé voire tripler depuis qu'il était sortit de l'autoroute pour chercher du carburant à cette station.
Damien se demanda s'ils ne devaient pas essayer une route alternative, mais il n'en connaissait pas vraiment d'autre. Il décida de s'engager quand même sur l'autoroute, il regarderait pour une autre solution et sortirait à une ville sir vraiment le trafic empirait encore. Amélie n'eut pas la possibilité de se mettre derrière lui mais il n'y avait qu'une voiture entre eux et Damien n'avait aucun problème pour la voir dans son rétro. Le trafic évoluait à environ 80 km/h avec parfois des ralentissements complets de quelques minutes. Damien ne voyait pas de raison expliquant cette disparité de la vitesse. Il espéra être assez loin déjà de la ville pour sa sécurité et celle de sa famille. Néanmoins il se frappa mentalement pour avoir été si long pour être prêt à partir. Enfin, pensa t-il, s'il n'avait pas eu cette insomnie cette nuit, il serait encore dans son lit à cet instant. Au moins il trouvait quelque réconfort à cette pensée. Il se demanda quelles étaient les informations officielles. Il alluma la radio.
Celle ci diffusait des vieux tubes des années 80 puis la voix monocorde d'un homme la remplaça.
« ... demande à toute la population de rester à domicile . Laissez SVP les rues vides de sorte que les équipes d'urgences puisse êtres efficaces. De plus le 18 est saturé d'appels inutiles. SVP n'appeler le 18 que si vous avez une vraie urgence médicale ou un incendie. Le 18 n'est pas un service d'information. Les opérateurs ne peuvent vous donnez d'information. La meilleure source d'information est de rester avec nous sur Radio 80.Les autorités à Paris pensent que l'appareil trouvé à Nantes était le seul et que le plan des terroristes était de provoquer une panique à l'échelle nationale. Les autorités locales indiques qu'il n'y a aucune indication qu'un quelconque matériel nucléaire se trouverait dans notre ville. Ils ont par ailleurs indiqués que si les menaces de 10 bombes sales sont vraies, cela ne serait pas forcément dans les 10 plus grosses villes. Enfin le maire demande à tout le monde notre coopération. Il demande aux écoles et aux entreprises de rester exceptionnellement fermé. Le 1er ministre demande à toute la population de rester à domicile . Laissez les rues vides de telle sorte que ..

Damien éteignit la radio. « Et bien on n'a plus à se soucier de l'école ou du boulot, n'est ce pas mon cœur ? »
Mélanie ignora la question rhétorique. « Papa tu aurait vraiment tiré sur ce type? »Damien resta silencieux un moment. J'étais sur qu'il reculerai si je lui mointrai un flingue. Je ne lui aurai jamais tiré dessus même s'il avait frappé la camionnette avec sa barre de fer, mais s'il t'avait blessée toi, ou ta mère ou Alex sois sur que j'aurai agi. Cela te perturbe beaucoup ? J'en suis desolé.
« oui et non »
« Moi aussi, dit Damien pensivement. Dieu merci je n'ai pas eu à faire ça.

Le trafic continuait à ralentir. Il semblait correct à certains moments, mais ces moments était de plus en plus rare. Damien regarda l'heure. 6H03. Plus d'1h15 qu'il avaient quitté la maison. Et il n'avait fait que 30 km. Il sembla maintenant évident à Damien que le trafic irait de pire en pire. Ils avaient à quitter l'autoroute.

« Chérie », dit-il en s'adressant à sa fille, « sais tu lire une carte ? »
-Bien sur papa, on a apprit l'année dernière en géographie.
-Bien, regarde dans la boite à gant et prend la carte régionale. Essayes de trouver ou on est. »

Mélanie ouvrit la boite et trouva la carte. Elle la déplia et Damien vit qu'elle parcouru la carte de long en large plusieurs fois. Il se dit que tout de même elle devraient avoir trouvé.
« Un problème? » demanda t-il.

« Ce n'est pas comme nos cartes à l'école. Celle là à trop de routes dessus, je retrouve rien!
« Cherche d'abord notre ville. Elle est quelque part au sud de la région. Normalement dans le bas à droite. »
Mélanie chercha quelques secondes.
« Ok je l'ai ».
-Maintenant trouve la ville de papy et mamie. Ca devrait être vers le milieu en haut.
-Trouvé!
-Ok part de notre ville à nous et suit l'autoroute vers le nord jusqu'au croisement avec la nationale 59. » Damien savait qu'ils étaient à 10 km de cette intersection. Il espérais pouvoir bifurquer vers l'ouest et trouver une autre vers le nord qui ne serait pas engorgée.
« Suis la 59 sur l'ouest et regarde s'il n'y a pas une sortie et ensuite une route qui mènerait vers chez tes grands-parents. »
Après quelques minutes d'avoir suivi les routes avec ses doigts, Mélanie se lança. « J'en ai trouvé une. C'est une fine, une départementale mais elle montre presque entièrement chez papy et mamie. C'est la D983. Il faut rester sur la 59 jusqu'ici pour la rejoindre » elle disait ca en montrant la carte avec ses doigts faisant un écart d'environ 25 cm .« Ca fait quelle distance ? » demanda Damien.-A peu près çà » et elle lui remontra la distance avec ces 2 mains« J'ai besoin de savoir la distance en kilomètres. Regarde la légende et convertit moi ton écart de doigt en kilomètres. A peu près ».
Mélanie retourna la carte et étudia la légende. « Un cm vaut environ 3 km Papa ».
Cela faisait 75 km grosso modo se dit Damien. Ce n'était pas si mal. Ces baux-parents n'étaient qu à 60 km à l'ouest de l'autoroute donc cela ne devait plus laisser qu'une quarantaine à faire à faire en dehors en nationale puis une vingtaine avec cette départementale. Si le trafic s'améliorait un peu cela pourrait être fait facilement.
« Bon travail ma chérie, on va prendre ta route. »
Mélanie rayonna.

Damien regarda dans son rétro et vit que le ciel devenait rose. Il regarda dans le rétro droit et vit qu'il y avait maintenant 2 voitures entre lui et Amélie.

Il y avait de plus en plus de voiture essayant de s'insinuer entre eux sur l'autoroute à chaque voie d'entrée qu'ils passaient. Damien regarda sa montre et se dit qu'il lui faudrait encore 20 ou 30 minutes pour attendre la 59 à cette vitesse. Il pria pour que le trafic s'améliore.Quelques kilomètres plus tard, il décida qu'il ferait mieux de commencer à changer de voie pour se préparer à sortir. Il regarda derrière lui. Amélie avait maintenant 3 véhicules d'écart avec lui. Il commença à mettre son clignotant pour qu'elle n'est pas de problèmes à le voir changer de voie. Il espérai que quelqu'un le laisserait s'intercaler sur la droite. Mais sur la route tout le monde semblait motiver à ne laisser personne bouger ou grappiller le moindre centimètre, même s'il ne s'agissait que de changer de file! Finalement il força un peu le passage et ignora les klaxons qu'il reçut en retour. Il regarda derrière et vit qu'Amélie avait trouvé une âme assez généreuse pour la laisser passer. Il répéta la manœuvre et était maintenant dans la bonne voie. Amélie ne fut pas chanceuse cette fois-ci, personne ne voulait la laisser passer et elle allais faire le même coup que son mari à savoir forcer un peu le passage.
« Je ne sais pas pourquoi ton père nous fais se mettre là », souffla t-elle, « en plus la voie de gauche avançait mieux ».Alex, décidé à aider sa mère descendis sa fenêtre et regarda les conducteur de son coté, annonçant leur intention de changer de voie. Mais il était ignoré comme s'il n'existait pas.
Damien était contrarié. Il était maintenant proche de la bifurcation vers la 59. Il tenta de faire signe à Amélie. Elle ne le vit pas car elle passait plus de temps à regarder derrière sur sa droite pour tenter de changer de voir que de regarder devant. De plus, avec des voitures bifurquant elles aussi vers la 59, la voie de Damien avançait maintenant maintenant beaucoup plus vite que celle d'Amélie. Comme Amélie l'ignorait, il décida qu'il irait devant et prendrait la sortie, cela la forcerait à se dégager pour le suivre. Damien appréciait qu'elle était bonne conductrice mais dans cette situation pressante il fallait qu'elle se montre un peu plus agressive.

Alex était toujours à regarder pour un espace pour se dégager. Comme la voie de droite avançait un peu, le conducteur qu'il regardait semblait distrait et n'avançait pas. Cela créer une ouverture et Alex dit à sa mère d'y aller. Comme elle changeait de file et accélérait le conducteur vit que sa file avançait et il poussa son pick-up. Le bruit de l'entrechoquement métallique fut le résultat de ces 2 véhicules essayant d'occuper l'espace d'un seul.Damien vit la collision dans son rétro.
« Merde, merde.. Merde! Nom de nom! » Souffla-il entre ses dents serrés.
Il mit sa voiture sur le coté.« Restes là » dit-il à Mélanie.
Damien sortit et se rendit sur le lieu de l'accident. Maintenant derrière les véhicules, les 2 voies étaient stoppées. Seul la voie de gauche avançait et une voie c'était créer sur leur droite. Le conducteur du pick up était sortit de sa voiture pour évaluer les dégâts.Damien, un peu essoufflé, le stoppa comme il arrivait sur lui. Amélie avait commencé à sortir de son véhicule mais Damien lui fit signe de rester dedans.
« Tout va bien? » demanda t-il au conducteur du pick-up.
-Oui je pense.
-Désolé pour tout ça.
-Pourquoi ? Vous n'avez rien fait, j'apprécie que vous vous soyez arrêté.
-C'est ma femme dans le suv, expliqua Damien.
-Ah...
-On pourrait appeler les gendarmes mais ils leur faudrait beaucoup de temps pour arriver ici dit Damien tout en regardant les dégâts du pick-up. Il ne semblait pas y en avoir beaucoup hormis le pare-choc mais cela aurait pu être pire. Damien vit que ce pare choc renforcé par le pare buffle avait bien protégé le pick-up. Il avait heurté la roue de secourir disposée à l'arrière du SUV.
Bref quelques rayures et dommages métalliques mineurs. Rien de sévère.
« Nan, dit l'homme d'une voix trainante. Tout ce que je veux c'est quitter la ville. Je pense pas que mon véhicule soit très abimé. Donnes moi juste votre nom, une adresse, votre numéro d'assuré et on réglera tout çà plus tard .
-Cela me semble correct » accorda Damien.
Ils échangèrent rapidement leurs nom et l'homme repartit dans son pick-up.
Damien fit signe à Amélie de bouger sa voiture aussi. Elle démarra le moteur, enclencha la vitesse, et appuya sur l'accélérateur. Le suv ne bougea pas d'un pouce. Elle appuya sur la pédale davantage et plus longtemps, et le véhicule rugit, elle avançait lentement tout en soubresauts, avec des bruits aigües.
Damien entendant le bruit se posta devant le véhicule, il vit que les roues avants n'était plus alignées. Il fit signe à Amélie d'arrêter. Il regarda dessous le suv, et pu voir que le demi train avant droit avait la biellette de direction HS. Ils allaient devoir continuer sans le suv.

Une partie de la direction est cassée expliqua Damien a Amélie quand il arriva au niveau de sa fenêtre. Je vais arrêter le trafic. Essayes de la mettre sur le coté de la route.
Amélie acquiesça laconiquement. Damien se mit en travers sur la voie qu'elle avait à traverser, levant les mains et faisant des signes de s'arrêter. Les pneus crissèrent et les klaxons jouèrent à plein volume mais le trafic se stoppa à leur droite. Amélie amena péniblement le suv blessé derrière la camionnette de Damien.
« Tu peux réparer ?
-Non a moins que tu est une biellette en rab.
-Qu'est ce qu'on va faire?!-On va laisser le suv ici et continuer avec la camionnette. Je pense qu'on peut caser la plus part du contenu du suv sur le toit entre les barres. Toi et Alex commencez à m'amener tout çà.
Damien grimpa en haut et au fur et a mesure empila la cargaison du suv aussi bien qu'il pouvait. Il couvrit le tout avec un tarp venant de son matos de camping et fit plusieurs tour de corde pour sécuriser le packetage ainsi constitué. Puis il fermèrent le véhicule endommagé et s'entassèrent à 4 dans la cabine de la camionnette. C'était d'autant plus dur qu'il avaient également leurs armes dedans. Mélanie commença à râler mais Damien lui demanda de se taire rapidement.« Écoutez, c'est juste pour quelques heures ok? »
Le soleil était haut, Damien le voyait s'elever dans son rétroviseur de gauche, tandis qu'ils « filaient » sur la nationale 59 à 30 km/h en moyenne. Il était heureux d'avoir quitté l'autoroute. Sans doute ils n'avançaient pas aussi vite qu'il l'aurait voulu mais au moins ici le trafic n'était pas intermittent. Il regarda l'heure. L'horloge indiquait 7:09. Damien ne pouvait le croire, mais l'accident leur avait couté presque une heure. Il avait prévu d'arriver à la maison de ses beaux-parents dans ces eaux là, et maintenant ils venaient simplement de quitter la ville.
Il ralluma la radio.
« ...étaient des petits appareils nucléaires. Depuis des années les experts avaient prévenus qu'une attaque de ce genre était non seulement possible mais inévitable. Avec plusieurs armes de l'ex URSS qui se sont volatilisés sur le marché noir des armes, construire ce genre d'appareil est devenu possible. Les 5 autres bombes étaient seulement des bombes sales et ne constituent pas de danger immédiat pour ceux qui ne sont pas dans l'aire de dégat de l'explosion. Les autorités espèrent que les quelconques autres appareils son également de ce type là. Elles pensent que les terroristes ont utilisés toutes leurs possibilités sur Paris et Marseille. Elles demandent à tous de rester calme. Toutes les bombes ont explosées dans les centres villes des villes attaquées. Les habitants qui ont un besoin immédiat d'évacuer sont ceux situer dans le centre ville d'une très grande ville. Merci d'écouter les autorités locales et d'obéir à leurs indications. Si tout le monde évacue en même temps toutes les artères routières des villes seront vite engorgées.

« Bordel » dit Damien.
Comme il écoutait la radio les minutes suivantes, il put lentement reconstitué les évènements qui s'étaient produits. A environ 7h45, sept villes avaient été attaquées. Paris avait été frappée par 3 explosions différentes. Une avait visé le quartier d'affaire de la Défense, une le parlement, et la dernière avait frappée Notre Dame.Officiellement il y avait eu peut de morts notamment car ces lieux symboliques avaient été évacués par précaution.
Marseille, Toulouse, Lyon, Lille ,Rennes et Strasbourg avaient été frappé par des bombes sales.La panique s'étaient étendue en même temps que l'annonce des villes touchées. Dans les villes non touchées la panique s'étaient également emparée des populations.
Damien savait qu'ils étaient désormais assez loin du centre ville et que même si le pire arrivait ils seraient tous ok. Malgré tout, ces nouvelles lui retournait l'estomac et il se sentait très mal.
Il regarda le compteur de vitesse et vit qu'il allaient désormais à une moyenne de 65 km/h........

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