06/01/2013

Acheter du haut ou du bas de gamme ? par Zapata



Où faut-il "mettre le curseur", pour nos achats de matériels de survie, de plein air...

Entre l'entrée de gamme (souvent, désormais, en provenance de Chine), et le haut de gamme (fabriqué dans divers pays).


Dans un cas, théoriquement, on n'y met pas cher, cela ne dure pas très longtemps, et l'on ne stresse pas trop si on l'abime ou si on le perd.

Dans l'autre cas, il faut avoir les moyens, c'est sensé durer plus longtemps, et en cas de destruction, "on est mal".

Pas facile de dégager des règles générales, car nous avons tous des exigences différentes, des moyens matériels contrastés, des utilisations variées.

Ce qui est sûr, c'est que le couplage "prix (et donc souvent renommée de la marque) et qualité objective", n'est pas une loi absolue.

J'ai acheté des baskets chez Lidl, plusieurs fois, du même genre, et pour le même prix. Certaines versions n'ont duré que quelques semaines avant de tomber en morceaux, tandis que les dernières ont déjà des mois de service. Toujours dans le cadre d'un usage journalier et urbain.

Il est difficile, pour une personne comme vous et moi, d'estimer la réelle qualité d'un produit, à son simple examen. Surtout en matière de solidité et de durabilité.

C'est bien pourquoi nous avons tendance à nous appuyer sur les marques connues (et reconnues). Cependant, entre une vraie Maglite et un clone asiatique, comment estimer la différence de qualité, et la rapprocher de la différence de prix pour en dégager un rapport "prix/durée d'utilisation" optimal ?

Pour des polaires simples (pas du multicouches, plus membrane respirante, etc.), on trouve des vestes de même densité (poids au mètre carré identique, du tissu utilisé) avec des prix allant du simple au triple, sinon plus. Par exemple du "no-name" et du Helly-Hansen.

Pour certains produits, la fourchette est plus serrée. Par exemple, avec les GPS (de randonnée), dont le prix tient plus aux caractéristiques et aux fonctions, qu'à une différence importante de qualité, on risque peu de se retrouver avec un vrai "os".

On sait aussi que des jumelles Leica ou Zeiss, ce n'est pas la même chose que du Lidl... Mais, tout le monde n'a pas besoin (ni les moyens) d'aller vers du Leica et du Zeiss...

D'autre part, il existe maintenant d'autres marques sérieuses qui font aussi bien que Leica et Zeiss, mais pour nettement moins cher...

Là où l'incertitude est la plus grande, à mon avis, c'est en matière de matériels de faible technologie (tout étant relatif, bien sûr...) : duvet, chaussures, vêtements, réchaud...

Entre deux sacs à dos, lequel va voir ses coutures lâcher en premier, ou bien ses verrouillages en plastique casser plus vite ?

Entre deux duvets, de même grammage et de même compartimentage, lequel sera le plus résistant à l'usage, et encaissera le mieux les nettoyages successifs ?

On pourrait dire que seul l'usage, notre usage à nous, permettrait d'en juger. Mais alors, il faudrait acheter les deux versions et les tester...

En plus, il peut exister des stratégies contradictoires.

Prenons l'exemple des chaussures : entre celles qui vont prendre du temps à former, et durer assez longtemps pour nécessiter un changement de semelle, tout en perdant (petit à petit) certaines de leurs qualités premières (perte de tenue du pied, tassement des matériaux amortisseurs, diminution de l'étanchéité) ; et celles qui vont vite "prêter", nécessiter un échange complet une fois la semelle trop usée, et donc finir à la poubelle avant que leurs autres caractéristiques (maintien, amortissement, étanchéité) n'aient eu le temps de se dégrader, qu'est ce qui vaut mieux ?

Personnellement, j'accorde de l'importance aux tests publiés dans des revues de consommateurs (genre "60 millions" ou "Que choisir"), qui abordent parfois (notamment à l'approche des vacances) les sujets liés au plein air (tentes, chaussures, etc.).

Il y a aussi certaines revues spécialisées (randonnée, camping, nautisme...), mais je suis alors plus méfiant, dans la mesure où la publicité de certaines des marques (des matériels testés), font aussi vivre le magazine...

Il y a le classement et l'avis de certains fournisseurs de marques différentes (en vrac : Décathlon, Go Sport, Vieux Campeur...), sur un même lieu de vente . Mais qu'en est-il de la qualification de ceux qui donnent leur avis, et de la méthode d'établissement de cet avis ?

Il y a également les inconditionnels de telle ou telle marque, il y a ceux qui voient les stocks encore à écouler, et aussi ceux qui songent aux différences de marges commerciales, quand ce n'est pas la pression des primes (pour eux), et c'est humain...

Sinon, il y a son retour d'expérience, sur ce que l'on utilise déjà. Mais, souvent, cela ne sert à rien d'avoir identifié un bon produit, parce que, le temps d'arriver à devoir le renouveler, il n'est plus fabriqué et il a été remplacé par d'autres choses, ce qui ramène à la case départ.

Peut-être, comme moi, en fonction des circonstances (des opportunités, des besoins...), avez-vous un mix : à la fois, du matériel de haut de gamme et de qualité ici ; mais aussi, des produits "low cost" là...
Ma stratégie est tous azimuts : vente par correspondance (France ou étranger), achat en chaîne de magasin spécialisée sur le sport, achat en supermarché généraliste, achat en boutique spécialisée, achat en solderie et autres braderies...

Donc, pas de "a priori" sur le fournisseur nécessaire.

Consultation intense d'Internet, des catalogues des boîtes aux lettres, des catalogues de VPC.

Du coup, l'on se construit une sorte de base de données interne (stockée entre les oreilles), qui permet de tout de suite repérer la bonne affaire : prix plus bas que la concurrence ; nouvelle technologie au prix de l'ancienne, erreur d'étiquetage (de plus en plus rare), etc.

Tactique axée sur les occasions fortuites, les promotions saisonnières, les fins de stocks. Bref, tout ce qui permet d'améliorer la rentabilité des fonds personnels.

A force de pratique, on améliore aussi sa connaissance "technique", et sa capacité à juger de la "qualité" apparente des produits offerts (mais il reste un taux d'échec, cependant, et on ne gagne pas à tous les coups).

Zapata

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