09/03/2015

[Trucs et astuces] Résister à la douleur par Rammstein




Une blessure, une maladie, peuvent amener à devoir supporter une douleur importante le temps que les secours arrivent. Conserver une emprise sur la douleur peut être un enjeu vital : moins le blessé / malade panique et s'agite, plus son état reste stable. Toutefois, en l'absence de tout moyen médical, la tâche peut sembler impossible.


 Les techniques présentées ci-après ne requièrent aucun matériel et permettent, dans une certaine mesure, d’atténuer la douleur. Je précise avoir créé cette compilation suite à la lecture de plusieurs études scientifiques et statistiques sur le sujet, malheureusement pour certaines j’ai omis de noter les sources.


1. L'aguerrissement

Cette technique est à mettre en place bien avant que le malheur ne frappe. Elle consiste à s'habituer progressivement à la douleur au gré des incidents du quotidien (visite chez le dentiste, bobo…). Cet apprentissage de la douleur se fait sur plusieurs années, certains élevés à la dure pratiquant depuis tout petit. L'idée est qu’avec de l’aguerrissement, la résistance à la douleur est plus grande. A titre d’exemple, avant leur quasi annihilation, les jeunes amérindiens devaient passer plusieurs épreuves pour devenir des hommes. Durant toute leur enfance et adolescence ils s’entraînaient à cette fin, par exemple en laissant se consumer des aiguilles de sapins sur la peau.

"Nous sortions, ramassions des aiguilles sèches de sapin, revenions au tipi et nous asseyions en cercle autour du feu. Alors nous allumions les aiguilles, les placions sur le dos de nos mains, et attendions pour voir celui qui serait capable de les laisser brûler jusqu'à ce qu'elles soient réduites en cendres.

Quand la chair était à vif, nous retirions parfois nos chemises de peau et demandions aux autres de mettre des aiguilles sur notre dos et les laissions se consumer. Si l'un de nous ne pouvait supporter la douleur, nous le couvrions de sarcasmes, en lui affirmant qu'il ne serait jamais un guerrier.

Parfois, nous prenions les aiguilles d'os aiguës avec lesquelles nos mères cousaient les peaux, et nous nous faisions réciproquement des estafilades sur les jambes jusqu'à voir le sang couler, pour les laver ensuite à l'eau fraîche."

Extrait de "Long Lance ou l’éducation d’un jeune indien"

L'épreuve terrible de la danse du soleil :



"La pratique médicale courante apprend vite à découvrir que l'intensité, la signification et l'expression de la douleur sont très différentes chez un être socialement frustre, "dur au mal",  habitué aux travaux pénibles, malmené par la vie, victime de nombreux petits maux ou traumatismes, et chez un cadre supérieur à la vie facile, bien protégé par le cocon d'une entreprise paternaliste, l'affection d'une famille sans problème, l'assurance d'un avenir tranquille. La douleur physique surviendra chez ce second sujet comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, et sera d'autant plus mal supportée. Il en parlera encore des années plus tard, alors que le sujet fruste ne compte plus ses cicatrices et a bien souvent oublié leur origine. Je me souviens d'un ouvrier pakistanais qui s'était tranché la cuisse jusqu'au fémur avec une tronçonneuse, et qui accepta sans sourciller d'être recousu jusqu'à l'os pendant plus d'une heure sans anesthésie générale. La même plaie béante chez un occidental se serait soldée par une opération, sous anesthésie générale, avec 2 mois d'arrêt de travail. Dix jours plus tard, mon Pakistanais travaillait à nouveau, comme il le réclamait. Une étude comparative des réactions à la douleur a été faite en temps de guerre chez des blessés combattants et des civils blessés lors de bombardements. Pour des blessures comparables, 80% des civils réclament des antalgiques alors que 25% seulement des soldats le font. On connaît aussi la différence que représente sur le plan de la douleur un accouchement chez une rurale acculturée et une citadine sophistiquée.

Où voulons-nous en venir ? Que ce qui fait la douleur, c'est l'expérience acquise. Que si notre cadre supérieur et délicat faisait des travaux de force durant ses week-end et de la boxe pendant ses loisirs, lui aussi deviendrait plus "dur au mal". Que la douleur crée l'anxiété, mais que l'anxiété aggrave la douleur. L'anxiété est un état d'âme qui s'éduque, et sans prétendre nier  et mépriser la douleur comme semblent y parvenir certaines sectes hindoues, nous pensons qu'il est possible de la modérer."

Extrait de "Survivre, comment vaincre en milieu hostile" de feu Xavier Maniguet.

Cet aguerrissement à la douleur est toutefois long, et suppose une motivation certaine. Bref, si la tâche vous paraît trop ardue, autant passer aux techniques suivantes !


2. La colère

Réagir avec colère à une blessure permettrait d’atténuer la sensation de douleur, selon une étude statistique.
N’hésitez donc plus à proférer des tombereaux de jurons en cas de bobo, vous n’en aurez que moins
mal !


3. Le détournement d'attention

Cette technique est enseignée par tous les organismes de formation aux premiers soins : engager une discussion avec le blessé permet de détourner son attention et de le maintenir, dans la mesure du possible, conscient. A mettre en œuvre sans modération donc. Mais quid si vous êtes seul ???

Le secret s’appelle le Zen. Ou la méditation. Rien de spirituel dans tout cela, juste une technique mêlant relâchement musculaire et concentration de l’attention sur un élément extérieur afin de se détourner sciemment de la douleur. C’est compliqué ? En fait non : la technique consiste à trouver un point d’attention sur lequel poser un de ses sens. Cela peut être un objet, une lueur, un bruit régulier et répétitif comme le vent ou l’écoulement de l’eau, etc. En général, après quelques minutes d’intense concentration, passées à ne penser qu’au bidule, on s’aperçoit que certains muscles sont inutilement contractés. La prochaine étape consiste donc à décontracter tous ses muscles, tout en restant concentré sur le bidule auquel on accorde toute son attention. Pour la mise en pratique, rien de tel qu’une séance chez le dentiste (testé et approuvé) !


4. Le contact d'un proche

Des études statistiques ont montré que la douleur ressentie est moindre lorsqu’un proche est présent au côté du souffrant. Il importe toutefois qu’il y ait contact physique (genre tenue de main) entre ce dernier et son proche. Si je me souviens bien du contexte de l’étude, plusieurs configuration avaient été testées : contact visuel avec un étranger, contact physique avec un étranger, contact visuel avec un proche, contact physique avec un proche. C’est cette dernière configuration qui avait permis d’obtenir les meilleurs résultats.

Finalement, cela sert bien à quelque chose de tenir la main de sa moitié en salle d’accouchement !  geek


5. Le brouillage de stimulus

Notre épiderme est truffé de capteurs nerveux sensibles au moindre stimulus : chaleur, froid, caresse, etc. Des stimuli de différentes origines transitent en outre par le même réseau nerveux du fait de leur proximité. L’idée est donc de profiter de cette caractéristique pour brouiller le signal douloureux par du signal apaisant, via notamment des caresses appliquées directement dans la zone en amont ou à proximité de la blessure.


Voilà les quelques techniques que j’avais retenues lors de mes lectures et expériences. Si vous connaissez d'autres trucs, n'hésitez pas à poster !

Rammstein


http://www.le-projet-olduvai.com/t7440-trucs-et-astuces-resister-a-la-douleur#130321 

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