05/01/2013

Production de semences par Telimectar



Des semences autonomes.


Ce sujet par ce qu’il semble utile de faire une synthèse, vu que certains d’entre nous basons notre stratégie de survie sur les végétaux. Or le problème des graines est peu traité ( même ici, on parle surtout de s’en procurer dans le commerce, mais quid après, lorsqu’il faudra les maintenir d’une année sur l’autre ?



Tout d’abord, pour s’en procurer (c’est dit et redit mais bon, pour la bonne cause lol), éviter les F1, F2 etc. dont les semences produisent des plants non-conformes au parents, et préférer les variétés anciennes, au caractères stable. Bien que moins productives, elles sont plus rustiques et résistent mieux aux maladies, voir aux insectes…

Les maisons horticoles classiques pouvant traiter leur semences et en inhiber la capacité germinative au delà d’une courte durée, il est judicieux de se fournir dans des petites maisons, biologiques ou biodynamiques pour les perfectionnistes.


Pour la production des semences « maisons », il existe de nombreuses contraintes vis-à-vis d’espèces si voisines qu’une pollinisation croisée est possible, qui altérerait le caractère génétique de la plante et produirait des hybrides.

Ainsi il faut absolument éviter de se retrouver avec les plantes suivantes en fleur au même moment :

-Fenouil et Aneth, Fenouil et autres sortes de Fenouil (de florence, etc.). (Idem pour le céleri et le céleri-rave)

-Tomates des diverses variétés, de même pour toutes les solanacées (poivron, aubergine…).

-Cucurbitacées (à préciser), il me semble que toutes ne s’hybrident pas, la gourde ne s’hybride pas avec les cucurbita moschata ou maxima…

-Choux.

-Carottes des diverses variétés, ainsi que la sauvage alentours. (Idem pour le Panais cultivé et sauvage)

-Haricots de mêmes types (à préciser), sauf quelques espèces, comme la Dolique, le Haricot espagnol, ou encore le Pois chiche.

-Céréales (à préciser) apparemment non pas entre espèces, mais entre variétés.

-Betteraves et Betteraves fourragères ( ? ).

-De même pour toutes les variétés d’une même espèce…


Pour pallier aux problèmes d’hybridations, il existes plusieurs solutions :

-Une serre, afin de protéger de pollen indésirable des pieds porte-graine. (ou plusieurs serres si le nombre d’espèces hybridables est grand). Ceci est particulièrement utile pour les tomates, carottes, fenouil raves etc.

-décaler, par l’époque de plantation (ou d’autres moyens), la période de floraison (mais cela nécessite une grande connaissance des rythmes végétatifs…).

-Castrer les plantes au pollen indésirable comme la carotte sauvage, ou des plantes ayant des fleurs femelles et/ou mâles ( cucurbitacées…). Cependant toutes les espèces ne peuvent souffrir cette méthode (les tomates, qui du coup ne peuvent faire de fruits).

-Envelopper les fleurs destinées à faire office de porte graine avec du papier ou une matière ne laissant pas passer le pollen. polliniser manuellement le moment venu, et laisser ensuite recouvertes les fleurs jusqu’a ce que les fruits semblent se former .


Concernant la récolte, par beau temps, il ne faut ramasser les fruits (bien mûrs) qui semblent les plus beaux, non les premiers, où les graines peuvent être mal pollinisées, ni les derniers, formés par une plante épuisée.
Pour les graines issues de fruits aqueux, on les lave bien à l’eau et on les fait sécher comme les autres plusieurs jours à l’air sec (et à l’ombre de préférence).
Par un temps bien sec, on les met alors les graines en boites bien hermétiques (de préférence opaque) ou elles se conserveront longtemps.

Les moisissures et champignons seront évités si la mise en boite a été faite comme dit ci-dessus, mais il est toujours aussi profitable de stocker les graines dans une pièce sombre, sèche , sans écarts de température trop importants.

La menace des insectes reste cantonnée à certains types de graines, comme les haricots ou des chancres peuvent pondre dans les graines avant la récolte. Dans ce cas, la seule solution est de bien changer de place les cultures afin que l’infestation reste mineure (chez moi c’est de l’ordre de 5% au pire)
Dans le cas de graines en grandes quantités, et où le stockage en boite est impossible, il s’avère nécessaire de rendre le grenier à grain inaccessible aux rongeurs et insectes.
Il peut alors être avantageux d’avoir une structure type grenier gaulois amélioré, structure bien isolée et reposant sur des piliers dont une vieille meule de pierre fait office de chapiteau, interdisant l’accès aux rongeurs de tous poils.

Pour la quantité et les réserves en cas de gros aléas climatique, il me semble que l’on ne devrait jamais utiliser plus de la moitié de son stock de graines en une année (pour au moins assurer des graines pour une année prochaine si l’année fut mauvaise), ni plus d’un quart lors d’une même période de semailles (pour éviter d’avoir une perte totale du quota de l’année en cas de pépin ou de ravage divers.
La plus grande prudence exigerait même d’avoir un autre stock de réserve pour une troisième année, dans le cas ou l’on se rendrait compte que la semence d’une seconde année serait pervertie par une hybridation, une maladie ou tout autre hic.
La quatrième année on pourrait alors se séparer du stock résiduel conservé, de la manière la plus appropriée.

Moralité : on ne produit jamais assez de graines, et il vaut mieux noter la date de récolte d’un échantillon de graines


Voila, c’était encore un peu long mais pas forcément inutile…reste à compléter par les pro…


Telimectar...


http://le-projet-olduvai.kanak.fr/cueillette-et-agriculture-f5/agri-production-de-semences-t892.htm

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