27/12/2012

La déplétion du pétrole


 Le pic de pétrole :
Déplétion des énergies fossiles

Le peak oil (alias : pic d’extraction pétrolier, pic de Hubbert, pic de pétrole, déplétion du pétrole ; alias on est dans le caca).

Comme tout un chacun le sait, les énergies fossiles sont épuisables et ne se renouvellent qu’à des rythmes très lents (plusieurs millions d’années – l’uranium, lui, ne se renouvelle plus). Ce qui se sait moins, c’est que ces réserves sont gravement entamées et que l’on commence déjà à voir poindre le début de la fin ; c’est le cas notamment pour le pétrole.

Comme toute réserve limitée, plus on abuse de la chose et plus vite on l’épuise ; c’est ce qui est en train d’arriver pour le pétrole et qui arrivera un peu plus tard pour toutes les autres énergies fossiles.

Actuellement, il semblerait que l’on ait consommé environ la moitié du pétrole existant (estimation ASPO) et que nous nous trouvions donc à un sommet d’extraction (peak oil) ; nous reste donc plus que l’autre moitié, condamnée à diminuer et s’épuiser (déplétion). Malheureusement ce n’est pas la meilleure moitié, car le pétrole qui reste est celui qui était le plus difficile à extraire (profond, enfui sous les calottes polaires, sous les océans, etc.) et à exploiter (mélangé à du sable - sables bitumeux, ou de mauvaise qualité). De plus, un puit pétrolier ne peut et ne pourra jamais être exploité à 100% ; on en laisse toujours un peu (pas pour le plaisir, mais parce qu’on ne peut pas tout extraire, c’est physique).

Comme tout le monde le sait, une chose qui commence à devenir rare et difficile à produire, devient chère, très chère. Nous allons donc bientôt avoir un pétrole cher et qui se raréfie.

Ce que toute personne consciente sait aussi, c’est que le pétrole est très présent dans nos vies ; en fait, bien plus encore qu’on ne l’imagine. On le retrouve dans : nos vêtements, nos voitures, nos objets usuels, nos peintures, notre alimentation (via les engrais, pesticides, herbicides, le transport, le conditionnement, etc.), notre électricité (via les gaines des câbles électriques, les centrales électriques faites en béton (voir plus loin) et le transport des ressources fossiles (uranium, charbon) venues de très loin), l’eau du robinet (pompée parfois de très loin), le chauffage, la télé et Internet (électricité, voir plus haut), le béton (il faut beaucoup d’énergie pour le produire, le transporter et le conditionner et on utilise souvent du pétrole), etc., etc..

Enfin, bref de près ou de loin, directement ou indirectement, le pétrole est quasiment partout.


Quand est-ce que l’on va commencer à en sentir les effets ?

Bientôt ; en fait ça a déjà commencé. Les prix du pétrole ont flambé ces derniers temps et ne rebaissent pas significativement ; il semblerait que le baril à 30 dollars soit à tout jamais un lointain et doux souvenir. Nous allons probablement assistr (pendant quelques années), à une variation continuelle des cours (plateau bosselé), avant d’entamer une montée vertigineuse et définitive vers les sommets, avec un baril à 200 ou 300 dollar.

Du pétrole, il en restera encore longtemps ; mais pas pour tout le monde et pas dans les quantité disponibles faramineuses actuelles.


Tout n’irait peut-être pas si mal si l’on pouvait le remplacer par autre chose (charbon, gaz, uranium) ; seulement, ce n’est pas aussi facile. On ne fait pas voler des avions avec du charbon ou du gaz par exemple et de toute façon, ces énergies sont elles aussi épuisables ; épargnées pour l’instant certes, mais attendez seulement qu’on se jette tous frénétiquement dessus, pour compenser l’épuisement du pétrole, et vous verrez si elles dureront longtemps.

Donc, à terme, nous allons manquer d’énergies fossiles. Qu’en est-il donc des énergies alternatives (alias énergies propres, renouvelables, durables, etc.) ? Et bien ce n’est pas la panacée non plus. Ces énergies n’ont en effet, ni la rentabilité énergétique, ni la souplesse d’utilisation, ni la facilité de stockage du pétrole (et très loin s’en faut).

Voyons les donc tous un par un :

Les bio carburants : il faut compter environ 1000 litres d’huile par hectare cultivé (à grand renfort d’engrais, pesticides, etc.) ; ramené au parc automobile français actuel, ça donne quelque chose comme la surface agricole française actuellement exploitée. Rouler ou manger, il va falloir choisir.

L’éolien : il faut du vent et il n’y en a pas suffisamment partout ; quand il n’y en a pas de trop, (il faut alors arrêter les éoliennes – trop fragiles). Les éoliennes sont faites en fibres synthétiques (pétrole).

Le solaire : il n’y a pas de soleil la nuit, pas assez en hivers ou lorsqu’il pleut. Fabriquer un panneau solaire coûte énormément d’énergie (peut-être plus qu’il n’en restituera durant sa « vie » ; j’ai lu quelque part 4 fois) et il faut stocker sur batteries (voir ci-dessous).

L’hydrogène : n’est pas une énergie, mais un vecteur d’énergie (une pile en quelque sorte) ; elle ne restitue que l’électricité que l’on a stockée en elle. Charger une batterie, ou de l’hydrogène en électricité (comme pour une pile) gaspi 80% d’électricité pour 20 malheureux % absorbés.

La force marémotrice : il faut des marées et donc être prêt de l’océan ; il faut du béton (coûteux en énergie).

L’hydroélectricité : on a exploité presque tout les lieux propices à l’implantation de centrales, il faut du béton, du pétrole (câbles, etc.), un entretien régulier.

Le méthane : on peut en fabriquer à partir de déchets ménagers ; idem que pour les bios carburants, (il faudrait une quantité de matière organique monstrueuse).

La géothermie : de toute, l’énergie la plus intéressante sur le point rentabilité énergétique ; il faut du gaz (injecté dans un circuit qui passe dans le sol) et ça ne sert que pour se chauffer.

Iter (l’énergie du soleil) : c’est pour dans 100 ans au mieux (donc sûrement trop tard) et pour jamais au pire (on n'est pas sûr d’y arriver).

Conclusion : nous allons bientôt manquer d’énergie et notre mode de vie va profondément être chamboulé ; mais ça, c’est une autre histoire. Celle de la fin d’un monde et peut-être d’une civilisation (la civilisation industrielle).

Vous ne me croyez pas !? Documentez vous, faites des recherches, réfutez ce que je viens de vous annoncer, remettez le en cause et faites vous votre propre opinion.

Liens :

oleocene.org - Site dédié à la fin de l'âge du pétrole...

Le loup derrière la porte - Site très complet, presque entièrement traduit en Français...

The Association for the Study of Peak Oil&Gas (ASPO) - C'est sans doute LE site à visiter...

Association pour l'étude des pics de production de pétrole et de gaz naturel...

Après pétrole - Site consacré à l'après-pétrole...

Terre de brut - site s'intéressant au pic pétrolier (peak oil) et aux problème énergétiques...

Scenario catastrophe - après le crash pétrolier

Kraveunn

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