19/12/2012

Coutellerie de survie



Quelle coutellerie nous est indispensable, nécessaire, utile, en survie et en pleine nature ?

Sur ce sujet, je pense que nous avons tous des avis, sûrement divergents (en tout cas, autant que la littérature à ce sujet).

J'envisage ce thème uniquement sous son aspect utilitaire (et non défensif ou offensif).

Commençons par le mythique "couteau suisse", qui débute à trois lames et monte en complication jusqu'à la bonne dizaine d'accessoires, sinon plus...
Pour en avoir eu dans les mains, c'est lourd et encombrant, et les instruments (lames, tournevis...), qui sont montés dessus, sont quand même à ne pas trop solliciter (moins que l'équivalent autonome : vrai lame de scie, vrai tournevis...).
Cela dépanne, mais ce n'est pas prévu pour un usage intensif, avec de fortes contraintes mécaniques.
La plupart du temps, les lames et les accessoires sont en acier inoxydable, avec ses avantages et ses inconvénients : résistance à l'oxydation, difficulté d'affutage.

Certains couteaus multilames, initialement prévus pour le milieu marin, ont aussi leur intérêt, par exemple : leur grande lame crantée qui coupe bien plus efficacement qu'une lame lisse (même très bien affutée), sur certains matériaux.

Tout à fait à l'opposé du couteau compliqué, il y a le couteau de poche simple, dont l'Opinel est en bon exemple. 

Si l'on choisit la version lame au carbone, un bon affutage permet un tranchant "rasoir", mais au détriment d'une nécessaire sensibilité à la corrosion (rouille).

Pour en terminer avec les couteaux, il y a aussi le modèle de survie, qui va de n'importe quoi (et de solidité nulle) à quelques modèles pouvant être valables. Le prix en est souvent élevé.


Si le couteau suisse est un instrument d'appoint (à mon avis), il en va tout autrement des outils du genre Victorinox, Leatherman, etc.
En prenant de la qualité (pas des imitations incertaines), on a en main un vrai "outil" de travail, solide, bien conçu et polyvalent. 

Les accessoires additionnels (mini-clé à cliquet et douilles, par exemple) valent aussi l'acquisition.


La machette me semble devoir être réservée à ses territoires d'origine (Afrique, Amérique du Sud), car son efficacité certaine se paie d'un poids et d'un encombrement tout aussi réels. Et, dans nos contrées, il est rare de devoir se tailler une piste, dans une densité végétale telle que son emploi soit obligatoire.

Par contre, le parang ou le kukri, tous deux d'un concept assez similaire bien que présents dans des régions du monde éloignées, peuvent avoir un certain intérêt.

Avec leur lame très tranchante et courbe, plus courte que celle d'une machette, ils conjuguent les emploi de couteau de survie et de mini sabre d'abattis. Donc, ils sont assez costauds pour couper facilement des branchages, tout en restant plus maniables (et moins lourds) qu'une vraie machette.

Il ne reste plus qu'à parler de la hache, ou plutôt de la hachette, qui est lourde à porter, et dont l'usage essentiel est l'abattage de plantes avec des troncs déjà assez gros, ou le débitage de bois à brûler. 

Cet engin, qui faisait partie de l'équipement systématique des scouts (dans les années 1950), semble être de moins en moins présent dans le paquetage des gens de plein air (campeurs, randonneurs, etc.).


Je finis avec d'autres ustensiles, qui relèvent aussi de la famille coutellerie, juste pour dire qu'avoir une fourchette et (surtout) une cuillère en inox, cela est utile, et cela manque bien quand on les a oubliées...


Zapata


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http://www.le-projet-olduvai.com/t1706-coutellerie-de-survie 

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