28/12/2012

Boussoles, compas, et cie par Zapata

Avoir une boussole est facile, la choisir nettement moins.



Depuis le modèle "bouton", jusqu'au superbe exemplaire de géologue à plusieurs centaines d'euros.

Le modèle simple, une aiguille dans un boîtier, avec les points cardinaux sur une couronne, est adapté à un besoin d'orientation sommaire, ou bien au bon positionnement initial d'une carte.

En version miniature (bouton), il est un moyen de secours (kit de survie), en remplacement du modèle habituel.

Un cran plus haut, on a le modèle à plaquette, classique chez les randonneurs, et les pratiquants de la course d'orientation.

Encore un peu au dessus, voici le modèle à miroir, qui permet de faire des visées sur des points identifiés, et donc de se positionner sur la carte, par report de relèvements précis (au minimum deux, et si possible trois).

En top de gamme, à mon avis, la plaquette, qui fait boussole et compas de relèvement à prisme, permettant une précision de l'ordre du demi-degré.

Pas prévu pour la randonnée, il y a aussi le compas de relèvement de marine, dont les plus petit modèles ont la taille d'un maxi palet breton...

Très précis, ils sont bien plus encombrants et lourds que ceux prévus pour la randonnée.

Existe aussi la boussole et compas de relèvement, qui est un instrument de géologue adapté à des travaux de topographie, et dont le prix et le poids sont dissuasifs...

Pour mémoire, le champ magnétique terrestre comprend deux composantes : une horizontale (qui fait tourner l'aiguille) et une verticale (qui la fait s'incliner vers le bas), avec une intensité variable (selon la latitude).

Du coup, on équilibre l'aiguille, verticalement, pour qu'elle ne vienne pas frotter sur le fond du boîtier.

Donc, une boussole est prévue pour une zone optimal d'utilisation, délimitée en latitudes.

En gros, les fabriquants prévoient trois cas : zones polaires, zones tempérées, zones équatoriales et tropicales, soit au nord, soit au sud.

Ainsi, une boussole prévue pour le marché européen pourra poser problème dans le Yukon, ou bien en Nouvelle Zélande.

Sauf pour un modèle spécial, qui é été conçu pour un usage toutes zones, par son fabricant.

Les boussoles craignent essentiellement les chocs, les très hautes et les très basses températures, l'exposition en plein soleil.

Bien à l'abri de ces agressions, et des frottements excessifs, elles ont une très longue durée de vie.

Les problèmes commencent quand des bulles apparaissent dans le liquide amortisseur, car une fois trop grosses et nombreuses, elles gênent le libre mouvement de l'aiguille et faussent ses indications.

Tout comme la présence de métal à base de fer (cerclage des lunettes, montre, véhicule...).

Quand la déviation est assez importante, on s'en rend normalement compte ; mais sur quelques degrés, c'est moins évident, avec des conséquences pouvant se deviner.

Certains terrains métallifères peuvent aussi fausser les mesure, dans leur zone d'influence...

Je n'ai pas abordé le cas des modèles électroniques, dont la précision est souvent moindre, la fragilité plus grande, et la durabilté en question, sans parler de la dépendance envers les piles.

Zapata

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